L’autosuffisance en matière de produits sanguins n’est pas une réalité au Togo. La faute à la rareté des donneurs. Pourtant, la matière première est en chacun d’entre nous, et il suffit juste que 1 % de la population togolaise s’engage pour changer cette situation.

AIESEC-UL, produits sanguins, sang, don, Togo, ASK, Answers Solutions Knowledge, Centre national de transfusion sanguine, CNTS, Louis DEDJISelon les chiffres, les services sanitaires ont besoin chaque année d’environ 70.000 poches, mais la quête actuelle n’arrive pas à la moitié. Pire, en temps de vacances, les élèves et étudiants qui sont les plus gros pourvoyeurs sont absents. Ce qui accentue la pénurie, avec pour conséquence de nombreux décès dans les hôpitaux.



C’est pour s’attaquer à ce problème d’actualité que la section locale de la plateforme internationale de jeunes étudiants et jeunes diplômés AIESEC Université de Lomé (AIESEC-UL) a lancé en fin de semaine dernière, le projet ASK (Answers Solutions Knowledge). Elle est soutenue par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS).

L’objectif de ce projet qui est à sa 4e édition est d’échanger avec des différentes parties prenantes de la santé pour réfléchir sur de nouvelles stratégies à adopter pour inciter la population à donner du sang.

Pour Louis DEDJI, le Président de cette organisation, « dans les jours à venir, nous allons faire des formations pratiques à l’Université de Lomé au cours desquelles nous formerons des jeunes du domaine de la santé ou non pour être bien outillés sur ce don de sang afin d’être notre porte-voix auprès des autres ».

Donner du sang est un geste de générosité et un enjeu médical, soutiennent les responsables du CNTS. Et pour le faire, les préalables sont simples. Il s’agit notamment d’avoir entre 18 et 60 ans, être en bonne santé apparente, ne pas être porteur d’une maladie transmissible par le sang, et peser au moins 50 kg.