>

Pour éviter la prison, un ancien combattant de MMA accusé de vi0lences conjugales décide de se transformer en femme

Crédit Photo : Le Devoir

Facebook
Twitter
WhatsApp

“Pour le moment, je prends de la testostérone pour garder la forme en détention, je n’ai pas commencé mon hormonothérapie pour des raisons de sécurité. Mais je veux devenir une femme”, a déclaré Matthew Jody Burke devant la justice.

Amber (le nouveau nom de l’accusé) a ainsi témoigné afin de tenter de convaincre un juge qu’elle ne mérite pas qu’on lui colle l’étiquette de “délinquante dangereuse” pour les cas de vi0lence conjugale extrême dont elle est accusée.

Matthew Jody Burke était un coach personnel et un ex-combattant d’arts martiaux mixtes. Grand manipulateur, il se présentait comme un homme romantique pour ensuite révéler son vrai visage.

Il exigeait de ses victimes une soumission complète. Burke leur imposait les habits qu’elles devraient porter et surveillait de près toutes leurs relations sociales. “Il doutait constamment de leur fidélité et les accusait de vouloir séduire d’autres hommes”, peut-on lire dans la requête pour faire déclarer Burke délinquant dangereux.

Si les femmes montraient une quelconque désobéissance, il les étranglait au point qu’elles s’évanouissaient, s’en prenait à elles avec un couteau, ou les menaçait de mort.

Précédemment condamné en Ontario en 2005 et à Vancouver en 2014, l’entraineur a récidivé en 2017. C’en était assez pour la justice canadienne, qui a demandé que l’accusée (Amber) écope d’une incarcération à vie.

Or, depuis, l’accusée a fait savoir qu’elle s’identifiait d’abord comme une personne non binaire, puis comme une femme. D’après le psychiatre qui l’a évaluée, il est “probable” que Burke soit sincère dans ses démarches.

“[Sans hormonothérapie], il est difficile d’avoir un espoir de réhabilitation”, a expliqué le psychiatre en recommandant que Burke écope plutôt d’une étiquette de délinquant à contrôler pendant 10 ans.

La justice, de son côté, doute de la sincérité de la démarche de Burke.

Avec journaldemontreal