Dans le livre « La caverne et l’ange gardien » de George LeSage (George Ghanotakis), inspiré de l’allégorie de la caverne de Platon, il est raconté que durant la Grèce antique, le philosophe Socrate était réputé pour sa grande sagesse. Un jour qu’il se promenait sur l’agora, il y a environ 2300 ans, une personne l’approcha afin d’entamer un dialogue avec lui. Mais avant de laisser son interlocuteur aller plus loin, Socrate lui fit passer le « test des trois passoires ».

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Un jour, quelqu’un vint interpeller le grand philosophe avec un « on dit ». Socrate proposa alors trois filtres à son interlocuteur afin de déterminer si son information méritait d’être développée.

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Regardez, cette histoire n’a vraiment pas pris une ride :

« – Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?

– Un instant. Avant que tu ne m’en dises plus, j’aimerais te faire passer le test des trois passoires.

– Les trois passoires ?!

– Mais oui, reprit Socrate. C’est ma façon à moi d’analyser ce que j’ai à dire et ce qu’on me dit. Tu vas comprendre… La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?

– Non. J’en ai simplement entendu parler…

– Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité.

– (…)

– Alors passons à la deuxième passoire : ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

– Ah non ! Au contraire.

– Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es pas certain qu’elles soient vraies.

– Euh…

– Pour finir, et c’est ma troisième passoire, est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?

– Utile, non, pas vraiment.

– Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, à quoi bon m’en parler ? »

Avec Positivr.fr