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Procès en destitution de Trump: l’ex-conseiller John Bolton prêt à témoigner

Nouveau coup dur pour le président américain. Son ancien conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a fait savoir ce lundi 6 janvier, qu’il accepterait de témoigner lors du procès en destitution s’il recevait une injonction formelle du Sénat.

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« Si le Sénat adoptait une injonction pour obtenir mon témoignage, je serais prêt à témoigner », a-t-il fait savoir dans un communiqué publié sur son compte Twitter.

Limogé le 10 septembre 2019 en raison de désaccords avec Donald Trump, John Bolton intéresse beaucoup l’opposition démocrate à l’origine de la procédure de destitution contre le milliardaire républicain. Elle estime que l’ancien conseiller pourrait apporter des informations sur les pressions exercées par la Maison Blanche pour forcer l’Ukraine à enquêter sur l’un des rivaux du président, Joe Biden, et notamment sur le blocage d’une aide militaire de près de 400 millions de dollars.

Les démocrates, qui contrôlent la Chambre des représentants, ont enquêté pendant près de trois mois sur ces pressions et ont finalement mis en accusation, le 18 décembre dernier, Donald Trump pour “abus de pouvoir”. Lors de ce vote historique, ils ont également retenu un chef d'”entrave à la bonne marche du Congrès” contre Donald Trump, notamment l’interdiction par la Maison Blanche aux conseillers du président de témoigner au Congrès.

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Il revient désormais au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger mais l’ouverture du procès est l’objet d’un bras de fer politique : les élus démocrates de la Chambre refusent de transmettre l’acte d’accusation à leurs collègues du Sénat sans garantie d’un procès “juste”.

Ils réclament notamment la convocation de quatre témoins, dont John Bolton. Lors de leur enquête, les démocrates avaient renoncé à le convoquer, ce dernier ayant fait savoir qu’il ne se présenterait pas devant les parlementaires avant que la justice ne dise si les conseillers présidentiels pouvaient outrepasser l’interdit de la Maison Blanche.

Un tribunal, saisi par un ancien collaborateur de John Bolton, a finalement refermé le dossier sans trancher la semaine dernière.

« En conséquence, alors que mon témoignage est à nouveau en question, j’ai décidé de résoudre cette question de mon mieux », écrit encore John Bolton en annonçant qu’il se plierait à une injonction.

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Il faudrait toutefois 51 voix sur 100 sénateurs pour qu’il soit convoqué, soit quatre défections dans les rangs républicains ce qui paraît difficile.



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