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Professeur Ibrahim Chitou, Conseiller Technique du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Conseiller Technique des Présidents de l’Université de Lomé et de Kara

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Monsieur le Professeur, bonsoir

Bonsoir monsieur.

Quelles sont vos impressions par rapport au Séminaire National d’Échange d’Informations sur les Métiers du Port (SNEIMP) qui vient de prendre fin ?

La première est que j’ai été particulièrement surpris par l’assiduité des participants malgré la longueur du temps et des travaux. On voit donc qu’un réel intérêt est manifesté de la part des tous pour ce séminaire.

Deuxièmement, c’est le constat de la richesse des échanges, qui sont aussi très fournis et ils ont permis d’avoir une vision claire de l’ensemble des métiers autour du secteur portuaire et du port lui-même.

La troisième impression est que tout le monde était en attente. On a comme l’impression que tout le monde attendait depuis des années qu’un tel séminaire se manifeste ou qu’il y ait ces regards croisés entre le secteur de l’enseignement supérieur surtout le secteur universitaire et le secteur portuaire. On a l’impression que l’un attendait quelque chose de l’autre et vice-versa.

La dernière impression est l’ambiance. Cette joie qu’on ressent dans le visage et le discours des uns et des autres. On a comme l’impression que chacun a profité de ce séminaire pour se libérer et c’est là que je puis dire qu’au moins un objectif a été atteint, c’est-à-dire une prise de conscience qui implique que l’on ira plus loin.

Le séminaire est achevé. Quelles sont vos attentes par rapport aux réalisations qui doivent en découler ?

Cette rencontre selon moi est le début d’un processus qui ne va pas s’arrêter qu’au séminaire mais plutôt, il doit déboucher sur des actions concrètes et des formations selon moi seront initiées pour combler le déficit des Ressources Humaines dans le secteur portuaire. Surtout en mettant en place ces formations, c’est pour favoriser des innovations organisationnelles et pour tirer ce secteur vers le haut parce que les métiers évoluent vite et surtout avec les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), se transforment de même. Comme exemple, la manière dont la manutention est faite il y a vingt ou cinquante ans diffère  de comment elle est faite aujourd’hui  au vu de l’avènement des TIC, permettant ainsi la satisfaction des clients et un gain de temps est un gain de profit.

On voit aussi qu’autour du port, il y a l’avènement des deux projets CORRIDOR. Le port est donc un nœud important de l’économie du Togo parce qu’à partir du port, il y a un redéploiement des flux vers les pays de l’hinterland. Des actions concrètes déboucheront donc de ces travaux pour permettre de mettre à la disposition de ces secteurs la main d’œuvre qualifiée et appropriée.

Au vu de ces constats, des séminaires semblables à celui-ci seront-ils organisés ?

En effet, à partir du cadre portuaire, l’expérience acquise et ce qui se fera par la suite nous permettra de reproduire ce même schéma ailleurs. Cela permettra de zoomer, de se focaliser sur un autre secteur comme le secteur agricole, le secteur minier. En faisant les choses par pôle de développement, on a une mission globale pour les problèmes nous permettant d’avoir une vision plus claire des faiblesses et on est capable ainsi de trouver des réponses plus appropriées. C’est en quelque sorte ce que je peux dire sur ce séminaire.

Merci Professeur.

C’est moi qui vous remercie

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