L’incendie avait déclenché un élan historique. Au lendemain du drame de Notre-Dame, les milliers d’appels émis et de courriers rédigés avaient atteint un véritable record.

-- Vidéo de L-FRII --

Une générosité prodigieuse, du jamais vu. Le 16 avril, les promesses de dons dépassaient déjà la barre des 700 millions d’euros. Financée par les familles fortunés, les grosses entreprises et autres particuliers, la reconstruction de la célèbre cathédrale pouvait d’ores et déjà commencer. Disney, Google, Total, IBM… Tous étaient sur le coup.

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Promesses en l’air

Pourtant, presque deux mois après l’accident qui a ravagé une grande partie de l’édifice parisien, l’argent se fait toujours attendre. Comme le rapporte Franceinfo ce vendredi, seuls 9% des promesses de dons ont bien été versées, soit 80 millions… au lieu des 850 millions d’euros estimés au départ. Une nouvelle qui n’a rien d’étonnant pour les internautes qui dénoncent une nouvelle fois le « coup de pub » des grands puissants de ce monde.

Face à l’afflux des donateurs, certains particuliers et autres petites municipalités ont préféré se retirer de la cagnotte. Quant aux grands mécènes (la famille Arnault et son groupe LVMH, avec 200 millions d’euros, la famille Pinault avec 100 millions), l’argent n’a pas encore été entièrement versé. « Les fonds seront envoyés petit à petit, en fonction du devis de la reconstruction », précise Franceinfo. Mais pas de panique, tempèrent les quatre structures chargées de la reconstruction (La Fondation de France, la Fondation pour le patrimoine, la Fondation Notre-Dame et le Centre des monuments nationaux), « nous ne sommes plus à un million près ».

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Trop, c’est trop

Si certains entendent bien tenir leurs promesses, d’autres se sont indignés des versements astronomiques dédiés à la reconstruction de l’édifice. Soit en s’indignant des montants alloués à l’église alors que d’autre urgences existent, soit en râlant sur la possible notoriété des entreprises en mal d’images positives dans la société.

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Au moment où la Maison Blanche a exprimé son souhait de mettre (elle-aussi) la main au porte-monnaie, de nombreux Américains se sont dit furieux, priant leur président de s’occuper en premier lieu des urgences de son propre pays.