Tanko Timati

Dans son arrêt, la Cour Pénale Internationale (CPI) impose à Laurent Gbagbo de résider dans un pays spécifié. La Belgique a déjà accepté d’accueillir l’ancien chef d’Etat ivoirien. On se souvient de l’annonce du ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse Mamadou Touré, le 15 janvier dernier.

 Quel pays pour accueillir Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé
Laurent Gbagbo, l’ex-président ivoirien, lors d’une audience devant la CPI, le 15 janvier 2019.
© CPI

En effet, la Belgique était pour lui toute désignée puisque sa deuxième femme, son épouse coutumière Nady Bamba, y réside avec leur fils.

Selon l’arrêt de la Cour, la greffe de la CPI doit maintenant passer un accord formel avec la Belgique. Un accord dans lequel le gouvernement s’engage à veiller au respect par Laurent Gbagbo des conditions de sa remise en liberté.

Pour la CPI, le fait qu’il réside près des Pays-Bas a aussi l’avantage de faciliter un retour à la Haye lors de nouvelles audiences éventuelles.

Quant à Blé Goudé, la Belgique aurait refusé d’accueillir le chef des Jeunes patriotes, rapporte RFI, mais plusieurs Etats européens ont été déjà contactés par le greffe de la CPI et des négociations seraient en cours.

Charles Blé Goudé aurait de la famille en Suède où réside sa sœur, présente à la Cour lors de la décision de libération prononcée hier vendredi. 

Notons que l’un des critères facilitant la résidence d’un acquitté sur le sol d’un Etat membre de la CPI est basé sur les liens familiaux.

La Cour pénale internationale a décidé hier vendredi 1er février la libération sous conditions de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. 

L’ex-président ivoirien et l’ancien ministre ont été acquittés le 15 janvier de crimes contre l’humanité commis lors des violences postélectorales de 2010-2011. Des conditions très restrictives.