Après Goma, samedi et Beni ce dimanche, le chef de l’ONU est arrivé à Kinshasa pour la dernière étape de sa tournée, sans doute la plus politique.

Antonio Guterres a échangé ce lundi 2 septembre avec le président Felix Tshisekedi, mais aussi le Premier ministre, la présidente de l’Assemblée nationale et des représentants de l’opposition et de la société civile. Parmi les sujets au cœur de ces discussions : l’avenir de la Monusco et la lutte contre les groupes armés.



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Du temps de Joseph Kabila, les relations entre Kinshasa et New York étaient tendues, réduisant la marge de manœuvre de l’ONU. La Monusco et les FARDC n’ont plus mené d’opération conjointe contre les rebelles ADF depuis octobre dernier, donnant des arguments à ceux qui y compris au sein du Conseil de sécurité plaident pour un désengagement rapide et des coupes budgétaires. L’arrivée de Felix Tshisekedi au pouvoir changer la donne.

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A la fin de l’audience, le patron de l’ONU n’a fait aucune annonce précise, à part l’organisation avec le gouvernement congolais d’une conférence sur l’épidémie d’Ebola et la santé en novembre. Néanmoins, il est revenu sur la lutte des groupes armés.

“On va tout faire pour améliorer notre coordination avec les Forces armées de la République démocratique du Congo pour faire face de manière plus efficace à la menace du terrorisme”, a déclaré M. Guterres à Kinshasa.

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Il a, par ailleurs, déploré que seuls 15 % des promesses d’aide humanitaire aient été honorées en 2019. “J’ai fait un appel pour que les bailleurs de fonds puissent rapidement faire les paiements correspondant aux engagements qu’ils ont pris”.

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En ce qui concerne les casques bleus, Antonio Guterres a laissé entendre ceci : « Je suis sûr que dans le cadre de la révision stratégique de la Monusco, le Conseil de sécurité décidera de quelques ajustements qui puissent améliorer la Monusco et sa coopération avec le gouvernement congolais ».

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Le secrétaire général de l’ONU va désormais rentrer à New York où le Conseil de sécurité doit renouveler le mandat de l’ONU en RDC en 2020.

Avec Rfi