En RDC, des militants du parti présidentiel UDPS sont en colère après le crash jeudi d’un avion affrété par la présidence alors qu’il faisait route vers Kinshasa. L’Antonov 72 transportait quatre membres d’équipage et trois des gardes du corps du président Félix Tshisekedi ainsi que son chauffeur.

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Ce vendredi, des sources au sein de l’armée annoncent que la carcasse de l’avion a été retrouvée dans le territoire de Punia, province du Maniema. Une information qui a fait monter le ton à Limete, fief de l’UDPS, le parti du chef de l’État.

Les militants, qui ont monté des barricades dans le quartier, sont en effet persuadés que ce crash est le résultat d’une attaque, qu’ils imputent immédiatement à l’ancien président Joseph Kabila. « On ne veut plus de cette coalition Cach/FCC et des plans macabres de Kabila », préviennent désormais les partisans du président.

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Appel au calme des responsables de l’UDPS

Sur place, à Limete, on retrouve ce vendredi les différents groupes de la ligue des jeunes ainsi que des motards de l’UDPS. Ils brûlent de temps à autre des pneus, sous le regard médusé de la police. Il y a quelques tirs de gaz lacrymogènes.

Jean-Marc Kabund, président du parti et vice-président de l’Assemblée nationale, a été appelé pour calmer les esprits. Depuis l’estrade du siège de l’UDPS, à l’aide d’un haut-parleur, il s’est dit très déçu, comparant ces militants à ceux de Lamuka, la plate-forme de l’opposant Martin Fayulu, évoquant des d’infiltrés qui chercheraient à semer le désordre.

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Le « général » Kabund, comme le surnomment les combattants, a tenu à rappeler que le président Tshisekedi a besoin de la majorité au Parlement pour faire passer ses réformes et cette majorité, elle est entre les mains de Joseph Kabila. Il a enfin évoqué la boîte noire de l’appareil et l’enquête qui est déjà en cours. Jean-Marc Kabund et le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, disent avoir été envoyés par le chef de l’État, qui appelle ses partisans à faire preuve de patience.

Avec RFI