Depuis la victoire de la coalition Cap pour le changement (CACH) constituée de l’UDPS de Félix Tshisekedi et de l’UNC de Vital Kamerhe, l’accord de Nairobi, conclu entre les deux hommes, avait du plomb dans l’aile, tant ses clauses peinaient à être mises en œuvre. Tenez ! Alors que Vital Kamerhe était parti pour être Premier ministre, il a finalement dû se consoler avec le poste de directeur de Cabinet du chef de l’État, la Primature étant revenue à l’autre coalition alliée, le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila.
Un peu plus d’un an après sa nomination au poste de directeur de Cabinet, le voilà empêtré dans des ennuis judiciaires. Accusé de corruption dans l’affaire des travaux de 100 jours du Président Tshisekedi, Vital Kamerhe est condamné à 20 ans de prison ferme au cours d’un procès qui, finalement s’est révélé très … politique. Très tôt, ses partisans avaient dénoncé des machinations pour écarter leur leader. Chemin faisant, cette thèse a été confirmée, vu la vacuité du dossier de l’accusation. Mais l’homme est quand même maintenu en prison et son procès en appel traîne depuis plusieurs mois.
Dans le puzzle de l’affaire Kamerhe, il y avait une pièce manquante que le Président Félix Tshisekedi a ajoutée, au vu et au su de tout le monde, hier, à Lubumbashi. En effet, une des clauses les plus importantes de l’accord de Nairobi qui a convaincu Vital Kamerhe à se désister à la Présidentielle de 2018 en faveur de Félix Tshisekedi trahissant avec ce dernier l’accord de Genève conclu quelques jours plus tôt, c’est qu’en 2023, il serait le candidat de la coalition à la Présidentielle.
