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RDC : peine de mort commuée en prison à vie pour trois Américains

RDC

Crédit Photo : Anadolu Ajansi

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Trois Américains condamnés à mort pour leur participation à un coup d’État manqué en mai 2024 à Kinshasa en RDC ont vu leur peine commuée en prison à vie par le président congolais Félix Tshisekedi, selon une décision annoncée dans la nuit de mardi à mercredi 2 avril 2025.

La décision lue à la télévision publique concerne Marcel Malanga, Tyler Thompson et Benjamin Zalman-Polun, trois ressortissants américains détenus à la prison militaire de Ndolo, située à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

Les trois jeunes hommes âgés de 23 à 37 ans font partie d’un groupe de plusieurs dizaines d’hommes armés qui avaient attaqué le 19 mai 2024 le domicile de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe.

Les assaillants avaient ensuite investi le palais de la Nation, bâtiment abritant des bureaux du président Tshisekedi et s’étaient filmés en train de proclamer la fin du régime.

Leur périple avait pris fin avec l’intervention des forces de sécurité, qui ont abattu quatre membres du commando, dont leur chef, Christian Malanga, un Congolais de 41 ans installé aux États-Unis et père de Marcel Malanga.

À l’issue du procès tenu en septembre devant un tribunal militaire à Kinshasa, les trois Américains ont été condamnés à la peine de mort aux côtés de 34 autres coaccusés.

“Nous sommes contents” de cette décision présidentielle qui fait en sorte que notre client “ne court plus le risque d’exécution”, a réagi auprès de l’AFP Me Richard Bondo, avocat de M. Zalman-Polun.

Les trois Américains ont désormais “le droit d’espérer une libération définitive suite à une remise totale de peine qui est aussi un des modes de l’application de la grâce présidentielle prévue par la Constitution” de la RDC, a-t-il ajouté.

Le gouvernement congolais a levé en mars 2024 un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003, disant cibler notamment les militaires accusés de trahison dans un contexte de rébellion armée dans l’est du pays, ainsi que les bandits urbains. La décision a suscité l’indignation des organisations de défense des droits humains.

Depuis, plus d’une centaine de peines de mort ont été prononcées, mais à ce stade, aucune exécution n’a eu lieu.

© Agence France-Presse

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