Reckya Madougou : les avocats de l’opposante béninoise demandent son évacuation pour raison de santé

Une évacuation de Reckya Madougou demandée. La défense de l’opposante béninoise, selon Frissons radio, a adressé une correspondance au ministre béninois de la justice pour solliciter son évacuation sanitaire.

L’ancienne ministre de la Justice de Boni Yayi serait dans un mauvais état. La candidate recalée du parti ”Les Démocrates” à la présidentielle d’avril 2021 aurait fait un malaise dans sa cellule il y a quelques jours.

Réaction du porte-parole du gouvernement

Difficile de dire si le garde des Sceaux, ministre béninois de la Justice, Sévérin Quenum, a déjà reçu la correspondance de la défense de Reckya Madougou. Mais la procédure des avocats de l’opposante béninoise pose problème au porte-parole du gouvernement du président Patrice Talon, Alain Orounla. 

Joint par Banouto, le ministre béninois de la communication a attaqué la démarche de la défense de Reckya Madougou. Alain Orounla pense qu’« une lettre adressée au garde des Sceaux ne devrait se retrouver dans la presse ». Pour Alain Orounla, si la dégradation de l’état de santé de Reckya Madougou est « sérieuse », ce n’est pas une correspondante qui fuite dans la presse que devraient faire ses avocats. Les avocats « devraient faire un certificat médical et adresser une correspondance sous le sceau de la confidentialité au garde des Sceaux ».

Reckya Madougou est en détention provisoire à la prison civile d’Akpro-Missérété depuis le 5 mars 2021. Arrêtée deux jours plus tôt alors qu’elle sortait d’un meeting de l’opposition au pouvoir du président Patrice Talon, Reckya Madougou est en détention pour « financement du terrorisme ». Elle est accusée d’avoir financé un projet d’élimination physique d’une personnalité influente de la ville de Parakou et d’une seconde personnalité à l’inhumation de la première.

Dans une lettre manuscrite quelques jours après son placement sous mandat de dépôt, Reckya Madougou a rejeté les accusations contre elle.

Ceci, même si elle reconnaît avoir remis une somme d’argent à Georges Sacca que le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a désigné comme étant celui qui a servi d’intermédiaire entre l’opposante et un colonel à la retraite qui devrait se charger de la « mission ».

Avec banouto.bj