La tension a encore monté ce week-end entre la Somalie et son voisin du Sud-ouest, le Kenya. En conséquence, la Somalie a décidé de rappeler son ambassadeur à Nairobi et d’expulser l’ambassadeur Kenyan à Mogadiscio.
Une décision du ministère somalien des affaires étrangères qui fait suite à ce qu’il dénonce d’être une implication de son voisin dans sa politique intérieure. Selon lui, le Kenya aurait interféré dans les élections régionales de l’Etat du Jubaland.
Ce n’est pas la première fois que les relations diplomatiques entre les deux pays d’Afrique de l’Est se crispent. Après que des gisements de pétrole au large des côtes, contestés par les deux pays, aient été mis aux enchères par la Somalie, le Kenya avait rappelé son ambassadeur à Mogadiscio en février dernier et expulsé l’ambassadeur somalien. La dispute autour des zones d’exploitation d’hydrocarbures avait d’ailleurs été amenée par la Somalie devant la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye, pour demander justice après que le Kenya ait accordé à plusieurs entreprises des mandats d’exploration.
Le Jubaland au cœur du problème
L’état du Jubaland, l’un des cinq états semi-autonomes de la Somalie et « zone tampon » décidée par le Kenya pour se protéger des attaques terroristes sur son territoire, se trouve aujourd’hui au centre des tensions diplomatiques entre les deux pays d’Afrique de l’Est.
