Au mali, le débat sur la révision constitutionnelle refait surface. Et après le premier échec en 2017, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) revoit sa copie et consulte pour parvenir à un consensus.

En effet, avorté en juillet 2017 pour défaut de consensus, le projet de référendum constitutionnel, le premier depuis plus d’un quart de siècle, visait à mettre en œuvre certains engagements de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali signé à Alger en 2015, avec un focus sur la décentralisation et le renforcement des prérogatives du Chef de l’Etat. En janvier, ce projet reporté sine die il y a deux ans, a refait surface avec la mise en place d’une nouvelle plateforme politique nommée « Ensemble Pour Le Mali » (EPM), chargée de relancer le débat d’une réforme institutionnelle. La première mouture de nouvelle loi fondamentale présentée au Président le 1er avril dernier par le comité d’experts mis en place pour la circonstance, est encore sur la table du locataire du Palais de Koulouba qui multiplie les contacts avec dignitaires religieux, société civile et acteurs politiques.



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IBK annonce donc un cadre de concertation nationale du 23 au 28 avril 2019 qui regroupera « les représentants de toutes les forces politiques et sociales du Mali ».

« Les remarques et propositions issues des travaux de ce cadre de concertation seront prises en compte dans l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992. », a-t-il promis.

Mardi dernier, 16 avril 2019, le président IBK est revenu sur le massacre d’Ogossagou.  « Les événements qui se déroulent au Centre de notre pays ont atteint une dimension inacceptable. », a-t-il condamné. « Des mesures nécessaires ont été prises au niveau du Gouvernement pour que des contingents supplémentaires des forces armées et de sécurité soient déployés sur le terrain.», a assuré le Président malien.