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« Sale petite conne, pauvre m*rde… » : graves révélations sur le Comité d’organisation de la Coupe du monde 2023

Credit Photo : DR

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Etymologiquement, le travail désigne la souffrance, la douleur. Force est de constater que travailler pour le Groupement d’intérêt public (GIP) France 2023 renvoie au sens historique du mot. 

Tel est le tableau, très noir, dépeint par l’enquête livrée par L’Equipe le mardi 21 juin 2022. Alors que 70 personnes travaillent au siège, à Paris, une demi-douzaine sont en arrêt de travail, la plupart pour surmenage, état anxio-dépressif et pas moins d’une vingtaine de salariés ont préféré arrêter les frais en quittant la structure.

Les témoignages font froid dans le dos à l’instar de cette crise d’angoisse dont a été victime un employé et que les pompiers ont retrouvé « les yeux révulsés », après une nouvelle humiliation de la part de Claude Atcher, le directeur général du GIP. « Pour affirmer son autorité, Claude Atcher a besoin de dénigrer, de violenter verbalement. 

Il ne s’en cache pas. Il a pour habitude de dire que pour se faire respecter, il faut faire peur. Sa grande spécialité, c’est d’humilier devant tout le monde. Au début, son mécanisme consistait à prendre pour cibles les directeurs des différents services et puis c’est vite devenu tout le monde », a raconté un salarié.

Le grand patron de France 2023 fait donc régner la terreur, à coup d’« humiliations en réunion », de « cris », « d’insultes ». « T’es qu’une sale petite conne », « pauvre m*rde », « t’arriveras à rien si tu ne te sors pas les doigts du cul » : telles sont quelques-unes des saillies envoyées par Claude Atcher, mais égalementMarie Houzotsa chef de cabinet, capable de remarques sexistes telles que « T’as vu comme elle est grosse et en plus elle met des jupes courtes » ou, au sujet de jeunes femmes célibataires, « celles-là, ce sont des mal ba*sées. 

L’ancien joueur de rugby n’hésite pas non plus à crier dans les couloirs que c’est « (s) a Coupe du monde ! », que « c’est (s) on pognon ! », que « sans moi, vous n’êtes rien ! », que « vous êtes tous incompétents ! ».

À ces excès s’ajoutent des horaires interminables.