[email protected] : un gynécologue accusé de vi0l sur huit femmes ; “Elle a dû se mettre à quatre pattes pendant qu’il…”

Une première victime avait porté plainte en février 2014. Une semaine plus tôt, cette femme s’était rendue à une consultation pour une mycose vaginale. “Il lui a demandé si elle avait déjà eu des 0rgasmes. Elle a dû se mettre à quatre pattes pendant qu’il cherchait le clitoris. Il a continué à le masser jusqu’à ce qu’elle jouisse. Il a ajouté qu’elle pouvait toujours revenir si elle désirait un autre 0rgasme”, détaille le procureur Hanne Hendrickx.

À l’époque, le gynécologue ne faisait l’objet que d’une seule plainte. C’était la parole de la victime contre la sienne, ce qui a rendu l’affaire plus difficile. Mais l’année suivante, une deuxième plainte a été déposée contre le même médecin.

Ce n’est qu’en 2018 que le gynécologue a été renvoyé de l’hôpital AZ Turnhout, dans le Limbourg. Après la parution dans la presse des raisons de son licenciement en octobre de cette année, six victimes supplémentaires se sont signalées à la police. L’homme comparait donc pour le viol de huit femmes.

D’après l’analyse de son téléphone, le prévenu regardait des vidéos porn0graphiques avant, après et même pendant les consultations. Cependant, il n’est pas poursuivi pour cela. “Ce n’est pas punissable, mais cela en dit long sur la manière dont il exerçait son métier”, poursuit le procureur. “Aucune femme ne voudrait écarter les jambes en sachant que son gynécologue a regardé du p0rno une minute plus tôt.

“Ma cliente s’est rendue à une consultation pour se faire retirer un stérilet. Alors qu’elle pensait que la consultation était terminée, elle a dû se mettre à quatre pattes sur la table. Il l’a alors touchée et pénétrée avec ses doigts à plusieurs endroits du vagin. Il lui a demandé si elle pouvait avoir un orgasme de cette façon. D’après elle, cela a duré 15 à 20 minutes. Ce n’est que lorsqu’il a remarqué qu’elle n’avait pas joui qu’il a arrêté. Selon un expert, la stimulation du clitoris et le déclenchement d’un orgasme ne sont jamais pratiqués lors d’un examen gynécologique. Il a utilisé les ‘examens’ pour assouvir ses propres appétits s3xuels”, explique Jean-Luc Schuermans, l’avocat d’une autre plaignante.

L’homme se justifie en déclarant que tous les gestes posés sur ses patientes étaient médicaux. “Avoir des douleurs pendant les rapports s3xuels est un problème courant. Je voulais leur montrer ce qu’il fallait faire pour avoir moins de douleur lors de la pénétration. Pour cela, j’ai introduit deux doigts dans le [email protected] et je leur ai demandé de pousser. Ensuite, le [email protected] s’ouvre et la douleur est moins forte. Je le fais de cette façon depuis 30 ans, trois à quatre fois par semaine. Les femmes ressentent ainsi que la pénétration sans douleur est possible. La plupart des patientes m’en sont reconnaissantes, mais ces huit femmes sont ingrates”.

Selon Walter Damen, l’avocat du médecin, l’enquête n’a pas été menée de manière correcte et objective. “En 30 ans de carrière, mon client a examiné 13 500 patientes. Huit d’entre elles affirment qu’il s’est produit quelque chose d’anormal. Je retiens surtout qu’il y a encore x patientes qui lui font confiance et qui n’ont jamais eu à se plaindre de son travail.

Le tribunal rendra son verdict le 12 octobre 2022. Le parquet a requis cinq ans de prison à l’encontre du gynécologue.

Avec 7sur7

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