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Sénégal : l’État traduit devant la Cour de justice de la CEDEAO par la société civile

En 2016, une enquête de l’ONG britannique Public Eye, révélait comment des négociants suisses notamment Vitol, Addax, Oryx et Trafigura  importaient dans certains pays africains dont le Sénégal, du carburant toxique.

Il s’agit du diesel à haute teneur en soufre vendu au Sénégal et dans plusieurs autres pays africains ( l’Angola, du Bénin, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et de la Zambie)  par Vitol, Trafigura, Addax & Oryx et Lynx Energy.

D’après les informations relayées par Libération, l’Ong suisse Public Eye a découvert du diesel dans une station-service sénégalaise de l’entreprise Vitol comprenant 2940 parties par million (ppm), alors que la norme est de 10 ppm.

Une grave découverte qui a poussé la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) à déposer une plainte devant la Cour de justice de la CEDEAO contre l’État du Sénégal. La LSDH reproche au gouvernement sénégalais de « n’avoir pris aucune mesure visant à interdire l’importation dudit carburant à haute teneur toxique ». « Les négociants suisses ne se contentent pas de vendre du diesel et de l’essence toxique, ils les fabriquent à dessein afin de créer ce que l’industrie appelle la qualité africaine », ajoute la LSDH.

A noter qu’en septembre 2016, une plainte a été déposée à Dakar contre Vitol, Addax, Oryx et Trafigura et il y a eu une totale impunité.

Avec Senenews

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