Tech : WhatsApp lance une nouvelle fonctionnalité ahurissante et suscite de grosses inquiétudes ; la raison

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Grande nouvelle pour les utilisateurs de WhatsApp : l’application de messagerie déploie une fonctionnalité intéressante visant à « donner aux utilisateurs encore plus de contrôle sur leur vie privée » comme par exemple en envoyant un mot de passe à quelqu’un.

Il s’agit de la suppression automatique des photos ou des vidéos après les avoir vues, ceci grâce à la fonction « affichage unique » qui les supprime sans les enregistrer sur le téléphone. De l’espace gagné donc !

« Tout ce que nous partageons n’a pas besoin de devenir un enregistrement numérique permanent. Sur de nombreux téléphones, le simple fait de prendre une photo signifie qu’elle occupera pour toujours de l’espace dans votre application d’appareil photo. »

WhatsApp déploie cette fonctionnalité pour « tout le monde à partir de cette semaine ». Les utilisateurs sauront qu’un message est en mode « affichage unique » car l’aperçu sera caché et une grande icône « 1 » sera affichée à la place. Pour conserver le message, l’utilisateur pourra faire une capture ou un enregistrement d’écran du message lors de sa première ouverture, ou le filmer avec une autre caméra.

Limites

Cette fonctionnalité a également ses limites :

  • Les photos ne seront pas enregistrées dans l’application ‘galerie’ du téléphone.
  • Les médias ne peuvent pas être transférés, enregistrés, partagés ou marqués d’une étoile.
  • Le message expire s’il n’est pas ouvert dans les deux semaines.

Il efface les messages texte de l’expéditeur et du destinataire au bout de sept jours, un des sujets de préoccupation pour l’introduction d’un recours en justice par le gouvernement britannique, la loi du pays stipulant que les informations relatives aux « discussions ou décisions de fond » doivent être conservées pour les archives historiques.

Inquiétudes

Pour les défenseurs de la protection de l’enfance cette fonctionnalité d’auto-suppression pourraient mettre les enfants encore plus en danger en permettant aux délinquants d’effacer des preuves, « alors que les efforts pour combattre les abus sexuels sur les enfants sont déjà entravés par le cryptage de bout en bout », indique Alison Trew, responsable de la sécurité en ligne de l’organisation caritative National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC). Cette association caritative britannique de protection de l’enfance est déjà en désaccord avec Facebook, la société mère de WhatsApp, sur l’utilisation de la messagerie cryptée qui implique que la police ne peut pas voir les messages « éphémères », seuls l’expéditeur et le destinataire le peuvent. 

Mais la suppression automatique des messages pourrait signifier que les appareils saisis lors de descentes de police ne contiendraient plus de preuves non plus.

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