Togo / Acte macabre à Agoè : lourde peine pour deux coupeurs de tête

Deux hommes ont été condamnés à la prison à perpétuité avec 5 millions FCFA d’amende pour une affaire de trafic d’organes et homicide volontaire. Cette histoire fait réfléchir parce qu’elle nous renvoie à nos propres questionnements… Jusqu’où l’homme peut aller dans sa méchanceté pour s’enrichir de façon illicite ?

Les faits

L’histoire, que nous allons vous raconter, remonte à une quinzaine d’années à Agoè, banlieue Nord-Est de Lomé. À en croire les propos de Kodjo A., mécanicien à deux roues, il a été approché par son client, un certain El hadj qui voulait acheter une tête humaine.

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C’est dans ces circonstances qu’il a participé à l’empoisonnement de l’enfant Peter, âgé de 7 ans, avant de le décapiter avec l’aide de son client. Au moment de l’enterrement du corps derrière sa chambre, son client El hadj qui se trouvait être l’acquéreur a pris la fuite sans prendre le colis.

Kodjo ne sachant pas quoi faire de ce coli encombrant s‘est confié à Koffi Z. pour lui trouver un client potentiel. Mais, c’est sans compter sur le professionnalisme des enquêteurs togolais qui étaient sur des dossiers similaires.

En effet, Koffi Z. était un point focal de la police. Dans la foulée, ce dernier, lui trouva un autre El hadj, agent de police déguisé qui serait prêt à débourser 2,5 millions FCFA.

Ainsi, Koffi et son El hadj se sont présentés à Kodjo A. et son père, complice dans cette affaire lugubre. Ils ont promis aux criminels qu’ils avaient 1,8 millions FCFA sur eux et qu’ils souhaiteraient que Kodjo les suive au domicile du El Hadj pour le règlement du reste de la somme. Chemin faisant, ils ont atterri à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ).

En enquête préliminaire

À la DPJ, le criminel a été soumis aux interrogatoires. Dans ses propos, il a aussi affirmé que son papa était complice quoi qu’il fût au champ au moment du crime.

Le verdict

Les deux complices ont été condamnés à la prison à perpétuité et avec cinq millions d’amende après leur passage devant la Cour d’assises de Lomé.

L’avocat de la partie civile Me Tchalim se dit comblé par la décision qui a été rendu en ce sens que même si l’enfant, ne peut pas revenir en vie, les parents ont trouvé un apaisement de cœur par la justice qui a été rendue.

La leçon à tirer

Le monde est rempli de fous. Prenons garde et protégeons nos enfants !

A la prochaine.

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