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Togo/Acte macabre à Kpéta dans la préfecture d’Agou : 4 jeunes ont commis l’irréparable

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L’histoire que nous allons vous raconter ce jour s’est déroulée il y a quelques années dans la préfecture de l’Agou dans le village de Kpéta.

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Elle fait réfléchir, car l’Homme lorsqu’il est décidé à commettre l’irréparable, même les jugements terrestres ne l’en n’empêche pas … Mais ce qui est rassurant, c’est que la justice conventionnelle est prête à envoyer ces criminels hors de la société, c’est-à-dire derrière les barreaux.

L’acte criminel

C’était au petit matin du 21 novembre 2010 vers 5h que le nommé Kodjo a été retrouvé mort nu sur la place publique du village de Kpéta dans la préfecture de l’Agou.

Son corps sale portait des blessures et hématomes et une bouffissure du visage prouvait qu’il a été victime de coups et blessures volontaires et tortures.

Les traces au pourtour de la bouche de la victime montraient également l’ingestion d’une décoction nocive dont les restes du breuvage préparé sur place à l’aide des plantes sauvages connues et soigneusement choisies gisaient près du corps.

Les prémices de l’acte fatal

La veille de la découverte macabre, Kodjo, avait été recherché, arrêté et conduit par certains jeunes sur la place publique du village, sur ordre du chef. Un des villageois s’étant plaint d’avoir été envoûté par Kodjo alors qu’il organisait les funérailles de son fils décédé un jour plus tôt.

Le chef ayant tenu une audience nocturne pour lui faire avouer son forfait, décida vers 3h du matin de confier la victime à des jeunes avant de se retirer pour dormir en attendant le levé du jour pour prononcer la sentence retenue contre lui.

C’est donc après le départ du chef que le meurtre a été commis.

L’enquête

Informée, la brigade de la gendarmerie d’Agou a ouvert une enquête en vue de rechercher les auteurs. Les investigations ont permis d’interpeller d’abord les nommés, Clément, Laurent puis Dzifa et Atsou, tandis que 4 autres personnes soupçonnées au même titre sont toujours en cavale.

Interrogés tant à l’enquête préliminaire qu’à l’instruction, les 4 inculpés n’ont pas reconnu les faits.

Ils ont nié toute implication dans le meurtre et ont expliqué que s’il est vrai qu’ils ont assisté à l’audience publique nocturne au cours de laquelle la victime a avoué son forfait, ils se sont retirés au même moment que le chef.

Mais les déclarations des inculpés ont été démenties par le nommé Kokou qui affirme que le jour des faits vers 15h30, les mises en cause étaient ceux qui ont recherché et arrêté la victime et l’ont conduit chez le chef puis à la place publique et qu’il était lui-même présent et a assisté à toutes les scènes, y compris la mise à mort de la victime.

Il a même ajouté que l’inculpé Laurent a même prélevé le sang de la victime à l’aide d’un perfuseur dans une bouteille vide de sérum avant d’exhorter ses camarades à en finir avec elle.

Des dires que d’autres témoins n’ont pas omis de confirmer.

L’audience à la Cour d’Assises de Lomé

C’est donc en se basant sur ces témoignages que la Cour d’Assises, lors de l’audience du 6 mars dernier, a condamné les 4 inculpés à 6 et 7 ans de prison alors que le parquet général avait requis une peine allant de 15 à 20 ans de prison.

La leçon

Cette histoire nous rappelle d’autres que nous avons déjà racontées. Personne ne peut se faire justice. Les actes de vengeance, sans payer le prix, c’est dans des films de Hollywood, ils sont tolérés. Dans la vraie vie, en procédant ainsi, vous devenez vous-même un meurtrier et les professionnels de la justice n’hésiteront pas à vous envoyer derrière les barreaux.

A la prochaine.



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