Togo : Avant l’Internet et le téléphone, comment draguait-on ?

Avec l’avènement de l’Internet et du téléphone, ‘‘Draguer’’ n’a plus la même connotation que dans le temps. Avant, le simple fait de s’imaginer en train de parler à une fille avec l’idée de la draguer faisait peur. A cause certaines exigences en terme de sincérité, d’approche, de démarche et du processus souvent long et périlleux. Cependant, avec l’avènement des Technologies de l’information et de la Communication, tout est rendu plus simple, et tout est fait pour conclure rapidement, ôtant du coup à la drague toute sa solennité, sa splendeur et son sens.

Pour Jacques Alibo, responsable d’un cabinet de Coaching : « Avant l’Internet, il était difficile de se rapprocher ou d’appeler une femme dans la rue pour la draguer. Outre l’étendue du respect qu’on avait à l’égard de cette dernière, il était difficile de formuler les bons mots, de toucher les points essentiels, et même d’avoir le regard de la fille figé sur toi dans ton monologue ».

« À notre époque, il était difficile de voir la fille sortir seule. Dans cette logique, nous traînons des sentiments sur plusieurs mois, voire années. Mais cela a son avantage dans le fait que quand l’occasion se présente pour discuter avec la fille, tu t’attardes sur l’essentiel. Et quand tu es sincère et honnête, la fille peut facilement t’observer à travers la gestuelle, la sincérité dans le choix des mots et parfois à travers les vibrations et les tâtonnements qui proviennent de la crainte de l’autre.

Aujourd’hui, je ne sais pas si ce processus de séduction porte encore le nom de drague quand tout se passe sur les réseaux avec une facilité déconcertante », a laissé entendre Amen Assou, cadre d’une société de la place. Les rendez-vous au coin de rue, les petites lettres qu’on glissait dans le casier des filles, lettres parfois parfumées et sur papier fleuris, la peur de se voir rejeté, et enfin la joie et l’extase quand vient le moment de conclure ; tout ceci donnait à la démarche une touche spéciale.

Les Tics ont le mérite d’avoir tout facilité, mais avait-on vraiment besoin de faciliter tout, y compris l’amour dans son processus d’approche ? Les avis divergent.

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