À l’heure où tout est précaire et surtout où le souci majeur de toute femme de pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles, elles sont nombreuses aujourd’hui à ne plus vouloir se tourner les pouces.
Face à la saturation de certains secteurs du tertiaire et du quaternaire où une grande partie travaille, certaines d’entre elles extrapolent les préjugés sociaux et embrassent, souvent contre vents et marées, des métiers d’hommes. Focus donc sur ces secteurs d’activité, fièrement représentés par la gent féminine.
Que ce soit en soudure, en menuiserie aluminium, ou dans le secteur industriel, elles sont de plus en plus nombreuses à adhérer aux métiers, autrefois dédiés au sexe masculin. Des domaines alliant dextérité, précision, et parfois force de caractère, ou force tout court où elles excellent et font carrière.
À l’image d’Akofa, mécanicienne dans une grande firme de la capitale : « Ça fait environ cinq ans que j’exerce ce métier, et je dois avouer qu’au-delà de la graisse, des outils dont je dois impérativement maîtriser les fonctionnalités, et de beaucoup d’autres détails qui incombent à ce domaine, il y a toujours ces préjugés qui pèsent sur les femmes comme moi. On te demande si tu as la force, si tu peux, si ça te permet de gérer ta petite famille… C’est blessant ! »
