Togo : des Nigérians escrocs au love-chat et des voleurs de motos arrêtés

La Police Nationale togolaise a arrêté  sept (07) délinquants dont cinq (05) cybers criminels et deux (02) présumés voleurs de moto, a-t-on appris.

Selon les informations de la Police, le premier groupe, constitué de cinq individus, tous de nationalité nigériane, a été interpellé dans la nuit du 13 au 14 décembre 2020, en pleine activité de cyber-escroquerie au love tchat dans un restaurant de la place.

« Ces individus ciblent généralement des femmes nanties, célibataires, divorcées ou veuves à qui ils font croire qu’ils sont des européens ou asiatiques en quête d’une âme sœur. A travers des conversations et messageries privées sur des plateformes de discussions électroniques,  ils les manipulent avec de faux sentiments amoureux et la ruse. Leur seule convoitise est de délester de leurs biens ces femmes vulnérables et un peu trop naïves. Piégées par l’illusion et les subterfuges imaginés par ces escrocs sans scrupules, elles se dépouillent sans cesse en leur consentant des dons de sommes d’argent. Après avoir reçu plusieurs transferts d’argent, ils ferment brusquement les comptes et se fondent dans la nature, le plus souvent avec des menaces et chantages à la clé » , informe la police.

Le deuxième groupe, quant à lui, est constitué de deux voleurs, pris sur le fait, alors qu’ils venaient de voler une moto.

En effet, dans la nuit du 16 décembre 2020 aux environs de 02 heures du matin, ils se sont introduits par effraction dans une maison sise au quartier Nukafu, où ils ont réussi à emporter une moto Haojue dame. Après leur forfait et n’ayant pas pu démarrer la moto, ils se sont mis à la trainer dans la rue au quartier Saint Joseph. Surpris par une  patrouille de la Police, ils ont abandonné leur butin et ont pris la fuite. Ils ont été interceptés par les forces de l’ordre, aidées par les jeunes de ce quartier qui ont tenté de les lyncher. Lors de leur fouille au corps, il a été découvert un couteau poignard que l’un d’eux avait dissimulé dans la ceinture de son pantalon.

Interrogés, ils ont reconnu avoir commis ce forfait, de même que d’autres dans la ville de Lomé.

Ils seront présentés au Procureur de la République pour la suite de la procédure.

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