La croissance économique mondiale a atteint 3,6 % en 2017, mais le chômage mondial reste élevé, avec plus de 190 millions de chômeurs. Une grande proportion se retrouve dans les pays en développement. Selon des spécialistes, une augmentation du nombre de chômeurs dans ces pays de l’ordre d’un demi-million par an en 2018 et 2019 est à prévoir.

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Edmond Amoussou, Directeur de l’ANPE

Face à ces défis, les économies africaines, et en particulier celles de l’Afrique subsaharienne, doivent opter pour une croissance inclusive tout en résistant à la forte volatilité des prix des matières premières, le tout dans un climat géopolitique peu favorable et dans un contexte de profond changement climatique.

Il est donc obligatoire que, pour assurer la résilience face à ces prévisions apocalyptiques, les États doivent s’orienter vers une diversification économique durable pouvant donner des résultats positifs dans les domaines du développement du travail décent et de la réduction de la pauvreté.

C’est dans cette logique qu’une conférence internationale a été organisée, à N’Ndjamena (Tchad) en fin de l’année dernière, par l’Association Mondiale des Services d’Emploi Publics (AMSEP), à laquelle avait pris part, M. Edmond Amoussou, Directeur Général de l’Agence nationale pour l’Emploi du Togo.

Placée sous le thème, « L’implication des services publics d’emploi dans le développement de l’emploi vert », cette conférence a été l’occasion pour les acteurs de discuter des opportunités et possibilités qu’offre l’économie verte aux pays en développement en matière de croissance économique et de création d’emplois décents.

Pour M. Amoussou, la rencontre a permis « d’approfondir les concepts d’économie verte et l’emploi vert ». Des concepts qui peuvent être résumés comme étant des activités économiques qui entraînent une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources. Ils sont basés sur des modèles économiques qui obéissent aux règles, aux principes et aux critères du développement durable.

Le Togo, comme les autres pays en développement, n’est pas épargné par la conjoncture. Et pour cela, des projets et programmes au niveau gouvernemental et auprès des partenaires techniques et financiers sur le développement de l’économie verte ont été mis en œuvre.

Comme souligné, par M. Amoussou, « l’économie togolaise reçoit déjà pas mal de contribution de l’économie verte. Que ce soit dans le domaine de l’agriculture, de l’environnement et des énergies renouvelables ». Mais « c’est ce côté potentiel d’accroissement, de contribution à l’économie qui reste à améliorer », a-t-il ajouté.

Et pour amplifier la création d’emplois dans le domaine, « il est nécessaire que le Togo retouche sa politique nationale d’emploi en y insérant une dimension économie verte et emploi vert », a estimé le Directeur de l’ANPE.

Pour ce faire, l’ANPE compte, d’ores-et-déjà, à son niveau développer un programme actif sur le marché du travail. Ce programme permettra au gouvernement togolais de faire face aux questions d’anticipation, de développement de compétences et lui permettra d’avoir une meilleure capacité à placer les jeunes sur l’économie verte et les emplois verts.