Tanko Timati

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP), il s’est tenu, ce vendredi 1er février 2019, au siège de l’Agence nationale pour l’emploi à Lomé, un atelier d’information sur l’identification et l’élaboration des référentiels professionnels des métiers porteurs.

les métiers porteurs présentés aux acteurs du monde de l’emploi
M. Edmond Amoussou, DG ANPE à gauche

Initiative de l’ANPE, cet atelier a réuni différents acteurs du monde de l’emploi au Togo, notamment, les responsables ou représentants des institutions publiques chargées de l’emploi, les professionnels des métiers ciblés par le projet sur différentes problématiques liées à la création d’emplois et l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi.

Avec pour objectif principal de porter à la connaissance de tous ces acteurs, le contenu du projet afin d’obtenir leur pleine adhésion et implication effective dans sa mise en œuvre, cet atelier a permis à l’ANPE de présenter les métiers identifiés comme porteurs d’emplois au Togo, après une étude approfondie.

Selon M. Tchaa A-E Akondé, chef service aux entreprises à l’ANPE, ces métiers ont été choisis sur 6 critères, notamment, l’existence de la demande, le caractère innovant, le respect de l’environnement et de la qualité de vie, le potentiel d’emplois, l’existence de la chaîne de valeur et la priorité accordée par le gouvernement.

Sur la base de ces critères, les métiers retenus sont ceux liés à la pisciculture (Alevinage, Grossissement, Transformation, Conservation, Commercialisation des poissons), à l’apiculture (Fabrication des ruches, Production, transformation, Collecte et transport, commercialisation du miel) et aux centres d’appels (téléopérateurs).

« Le but, c’est de préparer la réponse aux besoins nouveaux qui sont en train d’arriver, en termes de demande d’emplois », a-t-il ajouté.

les métiers porteurs présentés aux acteurs du monde de l’emploi
M. Josué Napporn, consultant

Après cet atelier de présentation des métiers et une analyse de la pertinence de la liste de métiers pour validation faite par M. Josué Napporn, consultant RH, Emploi et compétences, il sera organisé, du 20 février au 2 mars prochain, toujours dans le cadre de la mise œuvre du projet (PAEIJ-SP), une formation à l’endroit des agents de l’ANPE.

Cette formation a pour objectif de renforcer les capacités techniques des cadres de l’ANPE en ingénierie de formation modulaire à travers la méthodologie « Learning by doing » pour l’adaptation des compétences des jeunes aux métiers porteurs.

les métiers porteurs présentés aux acteurs du monde de l’emploi
Vue partielle des participants

Pour M. Josué Napporn, il s’agira précisément, lors de cette formation, « d’outiller les agents de l’ANPE sur les techniques d’élaboration des curricula de formation. Ceci, pour leur permettre de pouvoir eux même, à terme, élaborer les référentiels professionnels ».

Car, « quand on prend un métier, il faut savoir comment former les gens pour qu’ils soient compétents, quels sont les différents postes qu’on peut avoir dans ce métier et quels sont les modules qui peuvent composer la formation », a-t-il précisé.

Ce projet permettra, à terme, non seulement d’avoir à l’ANPE un vivier de compétences opérationnel en ingénierie de la formation, mais aussi de contribuer à infléchir la courbe du chômage en conformité avec le Programme National de Développement (PND).

Comme l’a souligné le DG de l’ANPE, M. Edmond Amoussou, « le PND exige la création de 500.000 emplois d’ici 2022, soit 100.000 par an et pour y arriver, il faut un partenariat national fort et que les entreprises soient le lieu de formation et de développement de compétences ».

Rappelons que le projet (PAIEJ-SP) est financé par la Banque Mondiale et est lancé, depuis avril 2016. Il a pour objectif de contribuer à créer les conditions d’une croissance économique plus inclusive à travers le renforcement de l’employabilité des jeunes et la promotion de l’entrepreneuriat dans les secteurs porteur d’emplois. Elle couvre une période de 5 ans et ambitionne de créer 20.000 emplois directs et 150.000 emplois indirects.