Elle fait partie de cette génération qui a grandi avec les réseaux sociaux et qu’elle manie avec virtuosité pour défendre une cause ou porter un changement positif. Un engagement qui a valu à Mikafue Akue (photo) d’être classée parmi les 12 jeunes femmes influentes au Togo au titre de l’année 2018. Distinction qu’elle prend d’ailleurs comme un ‘challenge’.

Ainsi, cette juriste et publiciste de formation n’est pas restée à l’étape des tweets ou des likes pour essaimer l’égalité et briser des préjugés. Elle organise ce dimanche 12 mai, lendemain de la fête d’une autre icône de la liberté et de l’égalité, Bob Marley, un forum participatif qui se tient à partir de 14 heures à Larry Event Day.

Portant sur le thème, ‘Relevons le défi de la sororité ; la solidarité féminine en lumière !’, cette rencontre fait suite au succès rencontré sur les réseaux sociaux par le hashtag Forzasistas (Force aux sœurs, un composite d’Italien et d’Anglais) qui encourage des initiatives pertinentes de femmes et promeut la solidarité.

C’est une occasion pour nous « rencontrer vu que jusque-là tout s’est déroulé sur les réseaux sociaux. Il s’agira aussi de débattre de sujets qui nous concernent en tant que femmes et d’essayer de tracer des pistes pour une réelle concrétisation de la solidarité féminine », confie la jeune femme entre deux instructions données pour l’organisation de son événement.

« Trois panels de discussion meubleront l’après-midi, indique-t-elle. Un premier panel sur la confiance en soi, et la capacité à faire de nos diversités, une force. Le second panel prendra une allure de rencontre intergénérationnelle avec la participation d’aînées qui ont accepté venir partager leurs expériences en matière de solidarité féminine avec nous. Et enfin, un dernier panel au cours duquel on échangera sur les actions futures à mener par le mouvement ».

A moins de 24 heures et même affairée aux derniers réglages, Mikafue Akue tient à envoyer une dernière rasade aussi bien aux jeunes femmes et qu’aux hommes de sa génération pour clore l’entretien. « Nous avons le devoir et la mission d’opérer le changement pour un lendemain meilleur,  pas seulement pour nous, mais aussi pour les générations à venir. Nous n’avons pas le droit de ne faire qu’exister ; donnons un sens à notre passage », laisse-t-elle entendre.