Togo : Inscrire coûte que coûte son enfant dans une école privée huppée, le nouveau challenge à Lomé

Ecole privée ou école publique ? C’est la question que tout parent, désireux d’inscrire son enfant dans une bonne école, s’est posé au moins une fois dans sa vie ou continue peut-être de se poser aujourd’hui. Ce qui peut devenir un casse-tête chinois en prenant en compte les réalités du pays.

Car soucieux de l’avenir de son enfant du fait de la réussite scolaire de ce dernier ou non, le parent est face à un dilemme. En effet, pour l’instruction de sa progéniture, il veut légitimement le meilleur. Un souhait qui pousse de nombreux géniteurs, à Lomé notamment, vers certains établissements scolaires, les écoles privées huppées.

C’est le cas de Roméo. « L’école aujourd’hui n’est plus ce qu’elle était en mon temps. Le niveau baisse beaucoup et on le voit un peu partout. Beaucoup d’élèves n’arrivent même pas à bien s’exprimer en français. Moi, je préfère mettre mon enfant dans une école privée de niveau internationale même si c’est cher », explique notre interlocuteur.

Du même avis que Roméo, Donné voit dans les écoles de haut standing une meilleure formation pour ses enfants. « A mon avis, tout dépend des projets que vous avez pour l’avenir de l’enfant. Si vous voulez que votre enfant réussisse de nos jours, il faut investir beaucoup d’argent en commençant par une bonne école avec un programme innovant, un encadrement adéquat, etc. Sinon, c’est une question de moyens », nous confie-t-il.

M. Kofi de son côté, ne partage pas le même avis. « C’est vrai que ces écoles qui proposent des programmes différents ont beaucoup d’avantages, mais ce n’est pas toujours bien pour l’enfant. Avec tous ces scandales qui éclatent sur les réseaux sociaux dans les grandes écoles de Lomé, moi, je fais très attention. Et j’invite les autres parents à toujours garder un œil sur leurs enfants, ses amis, ses passe-temps », a-t-il déclaré.

Ainsi, tout part apparent d’idées que chacun se fait de l’enseignement dispensé dans les écoles privées, les écoles publiques ou celles privées huppées. Et si l’école était simplement le reflet de la composition sociale du public qui la fréquente ?

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