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Togo/Kpalimé : lourde peine de prison pour une voleuse de bébé d’autrui

La méchanceté de certaines femmes est sans précédent et l’on ne pourrait finir d’imaginer jusqu’où elle pourrait aller. L’histoire que nous vous racontons, remonte à quelques années de cela.

C’est l’histoire d’une voleuse à Kpalimé. La police togolaise, avec professionnalisme, a fini par mettre la main sur cette dernière qui a été condamnée par le Tribunal de Lomé.

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Les faits

Le 25 juillet 2013, la nommée Essohanam accoucha par césarienne d’un garçon au Centre hospitalier préfectoral de Kpalimé. Trois jours plus tard alors qu’elle était admise en salle d’hospitalisation, et en l’absence de sa mère qui était à ses petits soins, Dame Abra, née en 1988, s’approcha d’elle pour l’aider à faire ses besoins.

Elle se présenta comme l’ex-épouse d’une connaissance de Dame Essohanam. Elle avait fait croire à Dame Essohanam que sa mère se trouvait auprès du pédiatre et demandait qu’on lui emmène le nouveau-né pour le contrôle habituel.

Lui faisant confiance de par les services qu’elle lui rendait, Dame Essohanam lui remit l’enfant avec qui Dame Abra disparut. Revenue, la mère et sa fille réalisèrent que l’enfant avait été enlevé et elles portèrent plainte à la gendarmerie qui réussit à interpeller Dame Abra.

Enquêtes et arrestation

En enquête préliminaire comme à la phase d’instruction, l’inculpée a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

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Version de l’inculpé lors des enquêtes

Elle justifie son acte par la peur de perdre l’attention et le soutien financier de son concubin. En effet, Dame Abra avait eu 4 enfants avec son ancien mari avec qui elle s’est séparée suite à des mésententes.

Quelques mois après cette séparation, elle rencontra son nouveau concubin. Selon ses propos, ce dernier lui témoignait tout son amour et comblait tous ses besoins. C’est lui qui a supporté ses frais d’apprentissage et la scolarité de ses 4 enfants.

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Dame Abra avait le désir de lui faire un enfant afin de consolider cet amour. Mais malheureusement après 3 mois de grossesse, elle fit une fausse couche alors que son mari était en déplacement pour une convention chrétienne.

Ayant eu peur que ce dernier ne l’abandonne en apprenant la nouvelle, elle a donc décidé de le maintenir dans l’illusion de l’existence de la grossesse en mettant des mousses sur son ventre couvert d’une jupe qui le serrait.

Par ailleurs, les renseignements recueillis sur Dame Abra, révèlent que c’est une femme calme et respectueuse. Les examens psychiatriques et psychologiques soulignent aussi qu’elle ne souffre d’aucune affection pouvant entaché sa responsabilité pénale.

Devant la Cour d’assises de Lomé

Etant donc en possession de toutes ses facultés au moment des faits, elle fut condamnée à 3 ans de prison lors de l’audience du 21 juillet 2016 par le Tribunal de la Cour d’appel de Lomé, rapporte la radio nationale.

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Leçon

La patience est un chemin d’or, dit-on souvent. Le mensonge n’emmène pas loin puisque la vérité finit par s’éclater. Il aurait fallu un peu de patience de Dame Abra pour dire la vérité à son concubin, ceci pourrait lui éviter le pire.

*Photo d’illustration



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