Togo / Accidents de route en période de fête : l’impact du couvre-feu

Au Togo, les périodes de fête sont souvent des moments où on dénombre un nombre élevé d’accidents de la route. Que ce soit entre engins ou un dommage causé sur un piéton, le danger est permanent dans la circulation. 

Excès de vitesse, euphorie des fêtes, conduite en état d’ivresse, manque de concentration et de vigilance, les causes sont multiples et variées. Jusqu’ici, tout porte à croire que les appels et les recommandations des forces de l’ordre et des autorités ont du mal à trouver des oreilles attentives.

Depuis quelque temps, plusieurs sont ceux qui pensent que les cas d’accident ont diminué avec l’instauration du couvre-feu. Selon l’imaginaire collectif, les cas d’accident de la route sont enregistrés à partir de 22 h et en allant, en période de fête. Cette supposition n’est pas totalement fausse dans la mesure où les heures tardives de la nuit sont souvent animées par des faits d’excès de vitesse des conducteurs sous l’effet de l’alcool.

Une fois le couvre-feu instauré en cette période de crise sanitaire, on aurait pu penser que les gens seront obligés de vite rentrer chez eux sans se livrer aux parties de fêtes tardives. Cette thèse n’est pas totalement vérifiée. 

Selon nos investigations, des cas d’accidents sont toujours enregistrés, pas en hausse, mais toujours dans la constance. Selon les avis de quelques professionnels de la santé, le fait de vouloir rentrer tôt pour ne pas être rattrapé par la police entraîne souvent des conduites dangereuses et conduit la plupart du temps aux dérapages sur les voies. 

« Avec l’instauration du couvre-feu, de 22 h jusqu’à l’aube, les cas d’accidents sont faiblement enregistrés. Cela ne veut pas dire que ce phénomène a diminué. Le facteur fête joue toujours dans l’esprit et dans la psychologie des gens. Le premier jour du couvre-feu n’était en rien différent des jours ordinaires en terme de nombre de blessés arrivés aux urgences », a laissé entendre Dr. Anicet Edjo, traumatologue dans un hôpital de la place.

« La remarque que j’ai aussi faite est que les accidentés n’arrivent pas en grand nombre dans la journée. Mais à l’approche du couvre-feu, le nombre des blessés enregistré est élevé. Dans la nuit du 25 décembre, déjà à partir de 23 h, nous avons enregistré quatre (4) accidentés au même moment », a rappelé le professionnel de santé. 

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