« Faim zéro », que ce soit l’objectif du PNUD-Togo ou l’initiative de l’espace CEDEAO, vise l’éradication ou la réduction de la faim dans le monde. Mais force est de constater que certains aliments semblent être plus nuisibles que la faim.

La sortie médiatique du 18 octobre 2019 de l’association togolaise des consommateurs (ATC), deux jours après la célébration de la journée mondiale de l’alimentation, s’inscrit dans cette dynamique d’exhortation à la prudence vis-à-vis de ce par quoi les populations togolaises combattent leur faim.



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Le constat de base est sans appel. La rue nourrit plus d’un Togolais. Les exigences professionnelles et les réalités de certains milieux urbains changent et affectent l’habitude alimentaire de beaucoup. Le transfert de la restauration fait maison vers une alimentation de rue s’est réalisé sans peines. Et le danger est aussi à portée de main.

En effet, le manque d’hygiène dans les lieux de préparation des nourritures vendues au bord des routes, le manque de dispositif de protection des aliments et l’exposition des nourritures à la poussière des routes, accroissent le danger auquel est exposé le consommateur de rue.

Les maladies cardio-vasculaires, le diabète et certains types de cancers sont le fruit d’aliments malsains et de la consommation excessive d’alcool et d’huile. Les conséquences sont palpables, le taux de mortalité augmente d’une manière vertigineuse.

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Penser donc que les consommateurs d’aliments de rue échangent leur faim contre des maladies fatales, est raisonnée. Des mesures idoines doivent être prises pour sécuriser la vie des consommateurs.

Quant aux consommateurs, il leur faut de la rigueur dans le choix de leurs aliments dans la rue ; car la faim est à combattre, cela est indéniable, mais encore faut-il savoir avec quoi.