Antibiotiques, antidouleurs, antipaludéens… des nouveaux aux plus anciens, en boîte ou à l’unité…les médicaments contrefaits communément appelés ‘‘médicaments de rue’’ ou » pharmacie par terre » se retrouvent un peu partout et semblent traiter tout. Néanmoins, au lieu de guérir, généralement, ils sont la source d’autres maux voire de décès, car souvent mal dosés, ou contenant un tout autre produit que celui indiqué.
En raison de sa rentabilité et des conditions de vie dans lesquelles se trouvent les populations, le marché illégal des médicaments de rue s’est développé durant les dernières décennies dans les pays en voie de développement notamment le Togo. Absence de cadre légal rigoureux, le trafic de faux médicaments est puni comme un simple délit de contrefaçon, quelques mois en prison tout au plus.
Un médicament sur dix dans le monde est une contrefaçon, selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Des contrefaçons généralement fabriquées en Chine, en Inde ou au Pakistan et qui sont déversées en Afrique. A Lomé, il suffit de faire un petit tour dans les marchés, pour se rendre compte de toute l’ampleur et la gravité de la situation. Ici et là, des revendeuses ont étalé ces médicaments soit sur des étagères, soit dans des paniers, soit dans des bassines à même le sol.
Il s’agit des « bonnes dames » et elles vendent un peu de tout ; comme n’importe quelle marchandise, en gros comme en détail notamment des boites de gélules, des paquets de comprimés et des flacons de sirop. Le comble de l’arnaque, les emballages sont très bien ajustés pour la plupart des produits comme ceux des firmes pharmaceutiques.
