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Togo : Obligation de retour au pays pour les boursiers envoyés à l’étranger ; Gerry Taama réagit et secoue la toile

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Les boursiers togolais envoyés à l’étranger pour poursuivre leurs études ont obligation de revenir servir leur pays à la fin de leur formation. C’est ce qu’indique une note du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Majesté Ihou Wateba, en date du 26 août 2022. Ceux “en formation à l’étranger sont invités à signer une fiche d’engagement” dans ce sens à rendre dans les “plus brefs délais”. Bien que ce soit pour la bonne cause, cette décision qui ne semble pas prendre en compte les réalités de l’environnement professionnel togolais ne fait pas l’unanimité. Point que le député Gerry Taama a tenu à souligner à travers un message à son ami Ihou Wateba sur Facebook.

“Disons nous la vérité”

“Sur papier, c’est une bonne idée. Mais la question à poser à mon meilleur ami parmi les ministres, c’est de savoir s’il est prêt à embaucher ces Togolais après leurs études au Togo ? Je ne sais pas si on devient hors-sol quand on devient ministre mais déjà que les diplômés qui sont restés au Togo ne trouvent pas travail, aller demander à des Togolais partis étudier l’astro-chimie, la physique quantique ou la robotique médicale de revenir au pays n’est pas très sérieux. Même s’ils ont fait un simple BTS là bas, qu’ils y restent, balayeur de rue quelque part vaut mieux que cadre A1 chez nous ici. Disons nous la vérité.

Propositions

Ce qu’il faut, c’est de signer un accord avec des banques pour que ces bourses soient des prêts plutôt. Celui qui part étudier à l’international au mérite obtient une bourse qui est en réalité un prêt à long terme. Quand il finit ses études, il reste la où il est mais il rembourse son crédit (c’est ce qui se fait dans beaucoup de pays occidentaux) et ça permet à d’autres jeunes méritants de partir.

La meilleure façon de faire revenir nos étudiants en fin de formation, c’est d’améliorer l’univers des affaires pour offrir des belles opportunités d’emploi. Le Maroc y réussit bien, le Kenya et le Ghana aussi, dans une certaine mesure.

Le poisson reste là où l’eau est profonde. L’homme cherche là où il trouve le travail. Sinon, résider dans son propre pays est le souhait de tout le monde. Bref, c’est tout on va vous expliquer ou quoi ? Votez pour moi en 2030 et on va commencer à faire les choses avec le tibia (les jeunes d’aujourd’hui ne comprendront pas, et c’est bien)

Dites moi ce que vous pensez de son initiative. Mais on peut dire tout ce qu’on veut de ce ministre, il prend au moins des initiatives. C’est une qualité. Et moi je le critique. C’est mon travail. Critiquer et proposer. Politique autrement. Gambergeons vivants.”