Togo-Permis A Moto obligatoire : le ministre Damehame réagit aux inquiétudes

Le gouvernement a décidé de conditionner la conduite de moto au Togo par la détention obligatoire d’un permis catégorie A. cette résolution ne fait l’unanimité au sein de la population, surtout au niveau des premiers concernés, les usagers d’engins motorisé à deux roues.

Yark Damehame, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile

La mesure porte des réserves par rapport au coût, l’échéance et les réactions de la police. Par conséquent le Général Yark Damehame, ministre de la sécurité et de la protection civile apporte des éclaircissements aux inquiétudes de la population, indique le site togotopnews.com

Selon le ministre, cette mesure gouvernementale n’est pas fortuite. « Avant de passer le permis, vous avez deux sessions : la théorie, le code et la pratique, la conduite. Le Code est tout un ensemble de connaissances entre autres, quand est ce qu’il faut dépasser un véhicule ? Par où le dépasser ? Où est ce qu’il faut stationner ? On apprend cela dans le code. Mais quand vous ne passez pas le permis vous n’êtes pas intéressés. On prend le véhicule ou la moto, on met la clé et on tourne immédiatement et on s’en va », a-t-il laissé entendre.

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Avant de poursuivre que c’est dans le code, qu’il  est dit : si vous avez un engin à 2 roues, vous devez porter un casque de protection. Toutefois, précise le ministre,  si vous portez le casque et vous faites un dépassement défectueux, vous pouvez vous retrouver par terre. « Le casque seul ne suffit pas »,

Le gouvernement, informe le ministre de la sécurité,  fixe la quittance des frais de dossier à 5500F CFA.  « Nous savons aussi qu’il y a des à-côtés, ce que les gens appellent des faux frais. Il faut résister à cela. Il y a un Organe (HAPLUCIA ndlr) qui sanctionne, le citoyen ne doit pas payer ces faux frais là. Si c’est un technicien ou un agent qui vous le demande, il faut porter l’affaire au niveau de son chef. Pour les légalisations, c’est pour s’assurer de l’authentification des documents présentés », a-t-il indiqué.

En outre, pour ceux qui demandent un délai supplémentaire, le ministre Yark Damehame fait savoir qu’à partir du 20 septembre, l’autorité va procéder à des contrôles tout en poursuivant la sensibilisation. « À partir du 1er décembre 2019 on contrôle et on sanctionne », a-t-il souligné.

Une sanction sans amende

Une fois le délai passé (1er décembre), celui qui conduit une moto sans permis A, va voir son engin confisqué  et immobilisé à la fourrière. « On vous encourage à aller faire votre permis et à l’issu, vous revenez retirer votre engin. Aucun usager ne payera une fourrière s’il se présente avec le permis, et si c’est ce denier qui a été le motif de l’immobilisation de l’engin. Il ne payera pas de fourrière. C’est un devoir pour nous d’encourager nos concitoyens à aller faire le permis », a clarifié le le Général Yark Damehame.

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 Le permis B n’est pas synonyme du permis A

La formule qui peut le plus peut le moins n’est pas acceptée dans ce cas si. « Il faut avoir le permis A. ne dites pas que j’ai le permis B déjà. La formule qui peut le plus peut le moins ne marche pas dans ce cas. Vous pouvez avoir une belle voiture et ne pas savoir démarrer une moto. Ce que vous avez à gagner c’est le délai au niveau du code puisque vous maîtrisez déjà le code », a indiqué Yark Damehame.

Au moment du dépôt des dossiers, rappelle le ministre de la sécurité, le détenteur du permis B doit ajouter une copie de ce dernier pour permettre au technicien de tenir compte de cela. « A l’obtention du nouveau permis on mentionne B et A, et vous avez une seule carte. Aujourd’hui, on a, au Togo, au moins 69 auto-école agréée qui peuvent donner des cours. Le gouvernement va les encourager à déconcentrer leurs services pour les faire profiter aux citoyens sur toute l’étendue du territoire. Il faut saisir les occasions, on aura jamais le temps », a-t-il averti.

Par ailleurs, Yark Damehame reste convaincu que si tous les utilisateurs d’engins à deux roues acceptent avoir le permis, cela va sensiblement réduire le bilan malheureux à la fin de chaque année ou semestre. « Aujourd’hui le parc grandit et il faut prendre des mesures pour accompagner  cet accroissement en toute sécurité », a-t-il conclu.

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