Tanko Timati

Togo/Privatisation de l’UTB : des dispositions prises pour préserver l’emploi des agents de la banque

Le gouvernement togolais a adopté le mercredi 3 octobre 2018 en Conseil des ministres, une loi portant sur la privatisation de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI) et l’Union Togolaise de Banque (UTB).

L'ANPE recrute (28 février 2019)
Image illustrative

« Le gouvernement togolais veut lancer l’appel d’offres pour la privatisation de l’Union togolaise de banque (UTB) avant la fin août 2019 », apprend-on dans la parution N°1206 du Mardi 19 février 2019 de nos confrères de L’Union pour la Patrie.

« Cette privatisation est l’un des engagements pris par l’Etat dans son Mémorandum des politiques économiques et financières convenu avec le Fonds monétaire international (FMI) », précise nos confrères de Togo First, rapporté par ceux de L’Union pour la Patrie.

L’on se demande ce qu’il en sera des employés de cette banque. Le Gouvernement a pris des dispositions pour que les emplois des 320 agents de l’UTB soient préservés.

« Le gouvernement a poursuivi ses efforts en vue du redressement de la BTCI et de l’UTB. Dans la recherche des solutions les plus appropriées, le gouvernement avait le choix entre la fusion ou la privatisation », pouvait-on lire dans le communiqué du Conseil des ministres.

« La seconde option à savoir les privatisations de la BTCI et de l’UTB est privilégiée car, d’une part, elle cadre avec la volonté du gouvernement de se désengager progressivement des secteurs productifs pour faire place au privé dans le cadre de sa politique de partenariat avec le secteur privé et, d’autre part, en raison des opportunités actuelles du marché bancaire et du coût d’opportunité que représenterait la première option pour l’Etat », a expliqué le Conseil.

« Dans la conduite de ce processus de privatisation, le gouvernement veillera à la préservation des emplois et des intérêts des employés ainsi qu’à la consolidation du système financier », avait-il précisé.

Ce qui n’empêche pas des inquiétudes au sein de l’établissement bancaire. Il faut rappeler que, dans ce processus de privatisation, et vis-à-vis des 320 agents de l’UTB y compris les contractuels, le gouvernement a promis de faire en sorte « que les emplois soient préservés et que des plans sociaux drastiques ne soient pas mis en œuvre par les repreneurs ; la stratégie privilégiée sera le départ volontaire ».