Les violences post électorales de 2005 au Togo ont engendré beaucoup de dégâts tant sur le plan humain que matériel. Fort de ce constat, l’État a initié une justice transitionnelle en 2009, une forme de justice à cheval entre la justice moderne et la justice traditionnelle.
Pour Hounake Kossivi, juriste, Maître de Conférences en droit public à l’Université de Lomé, la justice transitionnelle est basée sur quatre (04) piliers. « Il faut rétablir la vérité, identifier les auteurs des exactions, identifier les victimes, passer à la réparation des dommages causés, enfin la garantie de non-répétition ».
« S’il y a des crimes, des actions en pénale, les auteurs doivent être jugés par la justice moderne selon le code pénal », a-t-il poursuivi.
