Togo : sa copine décède lors d’un avortement clandestin…Ibrahim lourdement condamné

L’avortement clandestin est une pratique qui continue d’avoir pignon sur rue chez les jeunes malgré les diverses sensibilisations.

L’histoire que nous vous rapportons ce jour remonte à quelques années de cela dans un quartier de Lomé où un jeune couple, Ibrahim et Essohanam, en tentant le coup, a commis l’irréparable.

Et dans une situation comme celle-là, la loi n’a pas épargné l’auteur de cette grossesse qui a incité sa copine à avorter.

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Les faits

Les faits remontent au 18 avril 2009, date à laquelle la nommée Essohanam s’est rendue dans une clinique de Lomé pour douleurs au bas-ventre et saignements.

Après consultation, il s’est avéré qu’elle était enceinte de 5 mois et tentait un avortement clandestin consécutif, au refus de l’auteur, le Sieur Ibrahim, de reconnaître la paternité de la grossesse.

Le saignement occasionné a conduit la jeune dame, dans la fleur de l’âge, à la mort.

Les soignants n’ont pas pu faire un miracle avec le corps froid d’Essohanam.

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Les aveux d’Ibrahim

Au cours de l’enquête, il a été révélé que pour mettre fin à la grossesse de sa copine, le Sieur Ibrahim a décidé de faire avaler à sa compagne un cocktail savamment préparé.

La potion comprenait des comprimés de chloroquine et autres substances réputées abortives.

Un tel mélange a provoqué non seulement l’avortement, mais aussi un saignement ayant tué dame Essohanam.

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Devant la Cour d’assises de Lomé

En de pareille circonstance, devant la Cour d’Assises de Lomé, le Sieur Ibrahim a été condamné à 7 ans de réclusion criminelle et 500 000 francs CFA de dommage et intérêt à la famille de la victime.

Leçons
Il est à noter que l’avortement est puni sur le territoire togolais. Cette décision est appuyée par les articles 42 et 44 de la loi du 10 janvier 2007 sur la santé de la reproduction et par les articles 15 et 16 du code pénal. Pour éviter le pire, il serait meilleur pour les jeunes qui ne se sentent pas prêts pour assumer la responsabilité d’une grossesse de pratiquer l’abstinence ou d’opter pour l’utilisation des préservatifs.

À la prochaine.

*Image d’illustration

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