Au Togo, la sexualité est un tabou. Mais, on remarque une émergence de la transidentité. Depuis peu, les transgenres veulent s’affirmer en réclamant leur place au sein d’une société qui les rejette la plupart du temps.

-- Vidéo de L-FRII --

À l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie,  célébrée le 17 mai, l’association Unity est montée sur les créneaux pour sensibiliser l’opinion sur la communauté et aussi par rapport aux personnes transgenres.

« Unity c’est l’association des personnes transsexuelles, transgenres au Togo. C’est pour sensibiliser les hommes de médias, par rapport à notre visibilité ; faire comprendre à la société que les personnes transgenres existent aussi au Togo. », a lâché Mme Vanessa Aziakou, présidente de l’association Unity. 

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« Les personnes transgenres sont discriminées, violentées par la société à cause de leur identité. Elles ne sont pas acceptées au sein des familles, dans la société qui comporte des normes et des règles à respecter, dans les services, dans les hôpitaux, les lieux publics. Il faut donc réduire cette discrimination de la société, vis-vis des transgenres », a-t-elle ajouté. 

Notons avec l’association Unity qu’au sein des personnes transgenres, il y a beaucoup d’orientations sexuelles. On peut rencontrer des personnes « trans » qui sont des hétéros, des homosexuels ou des bisexuels. En clair, la transidentité n’est pas synonyme d’homosexualité. 

En outre « la transidentité n’est pas une maladie, mais une orientation sexuelle et un ressenti. La preuve, les personnes « trans » sont en bonne santé, elles se sentent bien, elles n’ont pas de problèmes mentaux », explique Mme vanessa Aziakou.

Elle recommande par ailleurs aux familles d’accepter les personnes transgenres, les aider à s’épanouir et non les isoler ou les violenter. Une situation qui peut les amener au suicide. 

« Ce que la personne subit au sein de la famille, au sein de la société, c’est ce qui cause véritablement la maladie ».