Monsieur A. Ezin, infirmier d’Etat admis à la retraite, a été interpellé par la gendarmerie nationale après le décès d’un patient opéré illégalement.

Les faits tels que rapportés par Lieutenante Agba Mazalo, cheffe Cellule Communication de la Gendarmerie Nationale



Le patient âgé de 42 ans, est un vendeur de portable à Dékon et demeurant à Kégué. Il souffrait d’une hernie épigastrique et avait pris rendez-vous pour se faire opérer le même jour dans le cabinet médical clandestin de M. A. Ezin. Après cette intervention, le patient est rentré chez lui. Quelques heures plus tard, il manifestait des signes cliniques inquiétants.

Alerté par les parents du patient, l’infirmier d’Etat s’est transporté au domicile de son client en lui prescrivant une perfusion. Mais le patient ne se remet toujours pas.

Ayant constaté la dégradation de sa santé, il a ordonné son évacuation au Centre Hospitalier Régional de Lomé. Dès leur arrivée, ils ont été référés au CHU Sylvanus Olympio.

« C’est au cours de ce trajet qu’il a malheureusement rendu l’âme », a expliqué Mme Agba Mazalo.

Les investigations ont permis de découvrir que la victime avait déjà été opérée pour une hernie inguinale par le même infirmier dans son cabinet médical le 11 novembre 2018, un cabinet créé clandestinement en 2006 après sa retraite.

« Une perquisition effectuée au cabinet médical illégal a permis de saisir plusieurs matériels médicaux », a ajouté Mme Agba.

Monsieur A. Ezin est arrêté et sera « présenté au procureur de la République pour exercice illégal des professions réglementées prévu et puni par les articles 935 à 937 du code pénal », précise la lieutenante.