Le Togo, pays de référence en matière de médiation, a réitéré son engagement dans les relations qui lient le Sahel et l’Organisation des Nations unies.
Le samedi 18 avril dernier, plusieurs hommes politiques étrangers se sont joints au gouvernement togolais lors de la présentation d’une nouvelle stratégie de médiation.
Cette nouvelle stratégie relaye celle adoptée il y a cinq ans. Une étape marquante que le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a confirmée aux délégations internationales.

« Le Togo est prêt à mettre son expertise en matière de médiation et son ancrage régional au service de la stabilité, en jouant le rôle de passerelle entre le Sahel et ma communauté internationale au sens large », a-t-il affirmé.
Étaient présents à cette rencontre, des représentants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, les membres de l’ONU ou encore les représentants des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso) pour ne citer que ceux-ci.
Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, de son côté a insisté sur deux points : d’abord mettre fin à l’accueil de forces étrangères hostiles qui déstabilisent les États voisins et ensuite parvenir à une définition commune du terrorisme pour renforcer la coopération régionale.
« La coopération en matière de sécurité exige, en particulier, de mettre fin à l’accueil de forces étrangères hostiles menant des actions visant à déstabiliser ou à renverser les États voisins.
La coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme nécessite également de s’accorder sur une définition commune de ce qui constitue un terroriste ou des terroristes », a-t-il déclaré.
Avec cette nouvelle stratégie, le Togo s’impose plus que jamais comme le trait d’union entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et les instances internationales. En mettant son expertise au service de la stabilité, le gouvernement togolais espère transformer ces discussions en actions concrètes.