Lors d’une conférence de presse conjointe avec le chef de la diplomatie chinoise Yang Jieshi à Athènes ce vendredi 4 septembre 2020, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a posé une condition pour que son pays entame des pourparlers avec la Turquie sur la délimitation des frontières maritimes en Méditerranée.
La Grèce « a la volonté et la capacité de discuter de la délimitation des frontières des zones maritimes en mer Égée et en Méditerranée orientale, conformément aux principes du droit international et non sous la menace et la contrainte », a déclaré le chef de l’exécutif grec.
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Dans le même sens, il a assuré que « les pourparlers commenceront quand les provocations cesseront ». Il a également annoncé qu’il avait chargé son ministre des Affaires étrangères Nikos Dendias de transmettre de sa part au secrétaire général de l’Onu ce vendredi à New York un message sur la position d’Athènes.

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De son côté, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a accusé ce vendredi lors d’une conférence de presse la Grèce d’avoir changé de position après avoir accepté l’initiative de l’Otan d’entamer un dialogue inconditionnel sur les tensions en Méditerranée orientale. Il a souligné que la volte-face d’Athènes était «le meilleur exemple de ses mensonges et de sa mauvaise foi».