Des policiers américains ont fait usage de gaz lacrymogènes à Portland, dans l’État de l’Orégon, pour disperser des manifestants, dont le maire de la ville Ted Wheeler, indique Associated Press.
La mobilisation contre la présence d’agents fédéraux envoyés en renfort de la police locale par le Président américain s’est déroulée dans la nuit du 22 au 23 juillet.
Interrogé par le New York Times, Wheeler s’est indigné de l’application de cette mesure qualifiée de réaction « notoirement excessive » qui ne favorise pas la désescalade, mais provoque la colère des protestataires.

« Je ne vais pas mentir, ça pique, il est difficile de respirer », confie-t-il au quotidien. « Je peux vous dire en étant honnête à 100%, je n’ai rien vu qui ait provoqué cette réponse ». Et d’ajouter : « Cela doit s’arrêter maintenant ».
Mercato au FC Barcelone : Neymar met un coup de pression sur le PSG
Il n’est à l’heure actuelle pas clair si les agents fédéraux étaient informés de la présence du maire dans la foule lorsqu’ils ont procédé aux tirs, poursuit Associated Press.
Auparavant, certains habitants de la ville, y compris des membres du conseil municipal, avaient accusé Ted Wheeler de ne pas réagir à l’utilisation à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes par la police, avant l’arrivée des forces fédérales au début du mois de juillet en réponse à près de deux mois de manifestations depuis le meurtre de George Floyd.
Mercredi soir, le maire de #Portland @tedwheeler s’est fait gazer lors d’une manifestation par des agents fédéraux envoyés par l’administration #Trump pour « rétablir l’ordre ».
Le maire s’est opposé à la présence de ces agents dans sa ville.
Dingue ?pic.twitter.com/LCvSpNG2I5
— Antoine Llorca (@antoinellorca) July 23, 2020