USA : une cour d’appel ouvre la voie à la 1ère exécution fédérale d’une femme depuis les années 1950

Le sort en est jeté pour Lisa Montgomery. D’après Associated Press, la cour d’appel du District de Columbia a statué vendredi 1er janvier que le ministère de la Justice avait illégalement reporté l’exécution fédérale de cette femme, reconnue coupable d’avoir étranglé une femme enceinte en 2004 avant de l’éventrer et de prélever son enfant de son utérus, le 12 janvier.

Condamnée en 2007 à la peine de mort, la défense de la femme insistait sur le fait qu’elle avait été victime d’abus sexuels pendant son enfance et qu’elle souffrait au moment du crime de maladie mentale et ne se rendait pas compte de ses actes. Ses avocats ayant contracté le coronavirus, l’exécution prévue initialement le 8 décembre a été reportée au 31 décembre 2020 et ensuite repoussée au 12 janvier 2021. Elle doit être mise à mort avant cette date, soit quelques semaines avant l’investiture de Joe Biden.

Il s’agira de la première exécution dans le pays par le gouvernement fédéral depuis 1953, de nombreuses criminelles ayant toutefois été exécutées conformément aux décisions prises au niveau des États.

10 exécutions fédérales ont eu lieu sur le sol américain depuis juillet dernier, et Donald Trump a brisé la tradition qui veut que le gouvernement s’abstienne d’appliquer la peine de mort en période de transition du pouvoir : trois exécutions fédérales, dont celle de Lisa Montgomery, sont attendues avant le 20 janvier. Sputnik rapporte que selon le porte-parole du Président élu, TJ DuckloBiden travaillera pour mettre fin à la peine de mort aux États-Unis. 

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