C’est une démission qui fait du bruit au Vatican. La directrice du supplément féminin de l’Osservatore Romano le quotidien du Saint-Siège claque la porte, tout comme son comité de rédaction, dénonçant une reprise en main de la publication, qui a beaucoup fait pour évoquer la place des femmes dans l’Eglise, écrit rfi.fr

Sa voix ne parlera plus désormais depuis l’intérieur du Vatican. Lucetta Scaraffia a décidé de claquer la porte de « Femme, Eglise, Monde », le supplément mensuel du très sérieux quotidien du Saint-Siège.



Lancée en 2012 sous l’impulsion du pape Benoît XVI, cette publication jouissait d’une grande liberté éditoriale, sous la baguette de cette historienne respectée. 

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C’est ce supplément qui avait publié l’an dernier une enquête approfondie sur les conditions de travail des religieuses, et dévoilé la réalité des abus sexuels sur les sœurs. Une réalité que le pape François avait pour la première publiquement évoquée en janvier dernier.

Dans son dernier éditorial, Lucetta Scaraffia ne cache pas son amertume, dénonçant le manque d’appui de la nouvelle direction de l’Osservatore Romano qui depuis trois mois n’a cessé selon elle d’affaiblir la ligne éditoriale de sa publication. 

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L’historienne démissionne, accompagnée des 10 autres femmes membres du comité éditorial. L’Italienne a même écrit une lettre ouverte au pape dans laquelle elle déplore d’être placée « sous le contrôle des hommes ». 

Le directeur de l’Osservatore Romano, dans une note se défend de toute interférence dans la ligne éditoriale du supplément féminin. « Je n’ai jamais sélectionné qui que ce soit selon le critère de l’obéissance » explique-t-il.