La beauté ou la survie ? Pour les femmes vénézuéliennes, le choix est vite fait, qui comme la plupart de la population, subissent de plein fouet la crise que traverse le pays. Pour survivre, elles vendent contre quelques billets verts leurs cheveux, de quoi garnir quelques têtes, notamment en Afrique.

Pendant des décennies, les filles et femmes vénézuéliennes ont fait des soins de beauté une obsession qui les a parfois menées sur le toit du monde : sept titres de Miss Univers et six titres du Miss Monde. Mais cette époque semble bien révolue, notamment pour les filles de quartiers pauvres qui comptaient elles aussi s’orner la tête d’une couronne de la plus belle femme du monde.



Dans le Venezuela d’aujourd’hui, plombé par une crise politique et économique, l’entretien du corps se présente davantage comme une charge lourde à porter qu’un passe-temps adulé. Et l’une des parties du corps qui subit ce déclin économique, ce sont les cheveux.

Depuis plusieurs mois, le Venezuela est pris dans l’étau d’une grave crise politique au sommet de l’État qui a paralysé dans son sillage l’économie du pays. Hyperinflation, pénurie de médicaments et de nourriture, crise monétaire, etc, le quotidien s’est endurci pour de nombreux Vénézuéliens.

Utilisés pour les perruques, extensions et autres postiches, ces cheveux venus d’Inde ou de Chine déboulent depuis des années maintenant dans les salons de coiffure africains. Et en Afrique, les crises économiques et la pauvreté ambiante régulièrement étayées par les chiffres de la Banque mondiale et les autres institutions internationales ne semblent pas bloquer l’élan.

Des femmes sont prêtes à débourser parfois jusqu’à 600 euros soit 400 000 Fcfa pour arborer ces cheveux.

En Afrique, la crise des cheveux humains n’est pas pour demain. Au grand avantage des femmes vénézuéliennes.