Le Togo se trouve confronté, depuis quelques années, aux défis de l’emploi des jeunes, entraînant ainsi un flux des migrants sans cesse croissant. Ce flux est source de fuite des cerveaux, la discrimination et l’exclusion sociale. Conscient de cette situation, l’Etat togolais a reçu ce mois une assistance technique des partenaires sur la thématique de la migration professionnelle dans l’espace CEDEAO.
S’il est vrai que l’un des principes de l’espace communautaire est « la libre circulation des personnes et des biens », il est tout de même indéniable que les migrations découlant de ce principe soient canalisées. En effet, Pour Apédo Batché, Directeur général de l’Emploi au Togo, « on ne peut pas refuser aux gens de partir. Mais ils doivent partir dans un canal précis et non clandestinement ». Pour lui, une migration professionnelle, qui respecte les normes, doit être encouragée, et ceci en se fondant sur le fait que la diaspora contribue d’une manière ou d’une autre à la croissance économique, qui à son tour vient régler le problème de l’emploi des jeunes.
En outre, des avantages découlent de la politique du travail et de l’emploi mise sur pied par la CEDEAO. En effet, via cette politique, elle œuvre à la promotion des droits des travailleurs, l’élimination de la traite des personnes et la création d’environnement favorable pour les migrants.
