Création de la société russe Wireless Lab, l’application FaceApp, laquelle permet de vieillir son visage en quelques clics, est devenue récemment très populaire sur les réseaux sociaux. Toutefois, elle a fait l’objet mercredi 17 juillet de plusieurs mises en garde aux États-Unis.

Dans une déclaration recueillie par Sputnik, FaceApp a répondu aux préoccupations exprimées par des millions de personnes et a commenté sa politique de confidentialité.



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Réponse aux inquiétudes

La société, basée à Saint-Pétersbourg, a affirmé qu’elle ne vendait ni ne partageait les données des utilisateurs avec des tiers.

«Toutes les fonctions de FaceApp sont disponibles sans connexion, et vous ne pouvez vous connecter que depuis l’écran des paramètres. En conséquence, 99% des utilisateurs ne se connectent pas. Par conséquent, nous n’avons accès à aucune donnée permettant d’identifier une personne», a expliqué Wireless Lab.

Selon la déclaration, le programme retouche l’image dans le «cloud» en utilisant uniquement un cliché sélectionné par l’utilisateur et en ne transfèrant aucune autre image à partir du téléphone en question.

«Vous pouvez le vérifier rapidement avec n’importe lequel des outils de détection de réseau disponibles sur Internet», est-il annoncé. «Nous pourrions stocker la photo téléchargée dans le cloud. Les performances et le trafic en sont la principale raison: nous voulons nous assurer que l’utilisateur ne télécharge pas la photo à plusieurs reprises pour chaque opération de montage. La plupart des images sont supprimées de nos serveurs dans les 48 heures suivant la date de téléchargement.»

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FaceApp a également souligné qu’il acceptait toujours les demandes des utilisateurs qui souhaitent supprimer toutes leurs données des serveurs. «Bien que l’équipe principale de développement se trouve en Russie, les données des utilisateurs ne sont pas transférées en Russie», a tenu à souligné Wireless Lab.

Une enquête du FBI réclamée

Le leader des démocrates au Sénat américain, Chuck Schumer, a appelé le 17 juillet au boycott de l’application. Il la considère en effet comme une menace pour la sécurité nationale américaine et a demandé à ce que des mesures soient prises.

«Le FBI et la FTC [l’entité qui protège les consommateurs aux États-Unis, ndlr] doivent immédiatement évaluer les risques pour la sûreté nationale et la vie privée car des millions d’Américains ont utilisé (FaceApp)», a ainsi affirmé le sénateur dans un message posté sur Twitter.

Dans une lettre qu’il a adressée au FBI et à la FTC, il estime de plus que « la localisation de FaceApp en Russie soulève des questions sur comment et quand la société fournit les données de citoyens américains à des parties tierces, y compris éventuellement à des gouvernements étrangers».

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Aucun cas de fuite de données signalé

Roskomnadzor, autorité russe de supervision des communications, n’a pas reçu de plaintes concernant l’application, a déclaré à Sputnik le service de presse, ajoutant:

«Aucune plainte n’a été déposée auprès de Roskomnadzor au sujet de l’application FaceApp. Aucun cas de fuite de données personnelles n’a été signalé».

La plus téléchargée sur Google Play

Développée par Wireless Lab et lancée en 2017, l’application a connu un regain de popularité grâce à sa fonction de vieillissement des visages, poussant des célébrités et des internautes à publier des images sur lesquelles ils ont des rides et des cheveux blancs. L’application permet de télécharger une photo de l’utilisateur et de la modifier à l’aide de filtres, pour ajouter par exemple un sourire, pour se vieillir ou se rajeunir ou encore pour modifier son teint.

Actuellement, FaceApp est l’application gratuite la plus téléchargée sur Google Play.

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