La tension est dense. Dans le centre-ville de Bulawayo et ses environs, sillonnent policiers et soldats dans des camions et des voitures blindées ou encore à cheval. La manifestation prévue par l’opposition, ce lundi 19 août, a été interdite.

L’enjeu est de mettre en garde la population contre les manifestations. Sur les routes principales menant au centre-ville, des barrages sont installés, et même une partie du quartier des affaires a été bouclée par la police.



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Les membres du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) qui auraient incité, ce dimanche 18 août, la population à manifester, ont été jugés et libérés sous caution. Le porte-parole national de ce parti d’opposition faisant référence à l’article 59 de la Constitution, estime que le MDC a le droit de manifester pacifiquement dans les villes du pays.

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La semaine dernière, le parti avait aussi appelé à une série de manifestations dans la capitale contre la gestion de l’économie par le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa.

Lors d’une manifestation, le vendredi 16 août, les manifestants avaient vu la police faire usage de grenades lacrymogènes ainsi que de coups de fouets et de matraques.