Accusé d’espionnage, un Américain risque 18 ans de prison en Russie

Le parquet russe a requis une peine de 18 ans de prison contre Paul Whelan, 50 ans, un ex-marine ayant les nationalités américaine, britannique, irlandaise et canadienne, qui est jugé à Moscou pour espionnage, a annoncé lundi 25 mai le tribunal municipal de Moscou.

« L’accusation a requis 18 ans de camp de régime sévère », a indiqué le service de presse du tribunal. Le jugement dans cette affaire, entendue à huis clos, sera rendu le 15 juin à 11h00, heure de Moscou.

« Whelan a demandé de l’acquitter parce qu’il n’était pas coupable », a déclaré son avocat, Vladimir Jerebenkov.

Paul Whelan a été arrêté le 28 décembre 2018 lors d’une opération d’espionnage, selon le Service fédéral de sécurité (FSB) russe. Il est accusé d’espionnage puisqu’il était en possession d’une clé USB contenant des informations secrètes.

L’avocat de M. Whelan affirme que l’ex-marine a été piégé par l’une de ses connaissances à l’hôtel moscovite Métropole. Selon l’avocat, la clé USB qui lui a été transmise par cette connaissance était censée contenir des photos d’un voyage touristique dans la ville de Serguiev Possad, dans la région de Moscou.

Selon le frère du prévenu, David, Paul Whelan est arrivé dans la capitale russe pour le mariage d’un ami, un autre ex-marine américain. D’après les informations rendues publiques au tribunal, Whelan se rendait souvent en Russie depuis 2007.

Au moment de l’arrestation, Paul Whelan occupait le poste de directeur de la sécurité de BorgWarner, une société américaine de pièces détachées dans le secteur automobile. Le 18 décembre, David Whelan a annoncé que le poste de son frère chez BorgWarner avait été supprimé et qu’il était désormais chômeur.

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