Après un premier refus d’une libération sous caution, l’Officier ghanéen de police, Dr Benjamin Agordzo, accusé de trahison dans l’affaire du présumé coup d’Etat, a de nouveau comparu ce vendredi devant le tribunal de première instance de Kaneshie à Accra.

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Le tribunal a placé Agordzor en détention provisoire au Service national de renseignements (BNI) à la demande des procureurs de la police, qui ont déclaré qu’ils mènent toujours leur enquête sur l’affaire.

Avant d’en arriver à cette décision, informe Koaci, le tribunal a rejeté le plaidoyer des avocats de Agordzor, lesquels contestent la compétence du tribunal pour traiter l’affaire de trahison.

Par ailleurs, le tribunal a ordonné à Agordzor de renoncer à accorder désormais des interviews à des médias.

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Il est à rappeler que lors de sa comparution le mardi dernier en uniforme de police coiffé d’une casquette de l’ONU, l’accusé a déclaré à la presse qu’il est innocent des accusations portées contre lui, qu’il n’a commis aucun crime et qu’il tiendra bon jusqu’à la fin.

En attendant la suite de cette affaire judiciaire le 20 novembre 2019, Agordzor est placé en détention provisoire.

Pour rappel, le dernier coup d’Etat qui a abouti au Ghana date de 1981. Depuis l’adoption d’une nouvelle constitution il y a 27 ans, le pays n’a plus enregistré de tentative de déstabilisation.