Face aux derniers rebondissements de la tension entre les Etats-Unis et l’Iran, la compagnie Air France a suspendu jusqu’à nouvel ordre « tout survol des espaces aériens iranien et irakien ». Cette annonce intervient quelques heures après des frappes iraniennes contre 2 bases américaines en Irak et le crash d’un Boeing au décollage de l’aéroport de Téhéran.
Par mesure de précaution et dès l’annonce de frappes aériennes en cours, Air France a décidé cette suspension, a indiqué un porte-parole de la compagnie aérienne.
Et d’ajouter : « les plans de vols sont ajustés en temps réel en fonction des décisions des autorités françaises et régionales, partout dans le monde, afin d’assurer le plus haut niveau de sécurité des vols. »

En Allemagne, Lufthansa a de son côté annoncé avoir annulé son vol quotidien à destination de Téhéran.
Déjà à la suite l’assassinat, vendredi, du général Soleimani à Bagdad en Irak, LOT Polish Airlines avait demandé à ses pilotes d’éviter l’espace aérien de l’Iran.
Qatar Airways et Emirates Airlines surveillent la situation de près
En Inde, le DGCA (Directorat général de l’aviation civile) a demandé aux compagnies du pays d’éviter « si possible » l’espace aérien iranien, utilisé pour quasiment tous les vols vers l’Europe ou les Etats-Unis. Mais selon le quotidien Economic Times, Air India par exemple n’a pas pour l’instant de « plan pour modifier ses routes », contrairement à février dernier quand la fermeture de l’espace aérien du Pakistan avait affecté jusqu’à 600 vols par jour pour l’ensemble des transporteurs indiens.
De son côté, l’agence de sécurité américaine du transport a demandé aux compagnies aériennes américaines d’éviter les routes au-dessus du Pakistan, de l’Irak et de l’Iran.
Royal Jordanian Airlines, la low cost Flynas et Gulf Air ont annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre de leurs vols vers la capitale irakienne.